une petite précision s'impose


Ce blog de voyage, conçu pour raconter notre périple en voilier, s’est transformé progressivement en un blog hébergeant des articles hétéroclites. Ils sont les récits d’autres périples, plus cérébraux que physiques.
Ma compagne préfère ce style de voyage. Une préférence extrémiste, je suis enfermé à double tour dans un cabinet noir. Seul un clavier lumineux me permet de communiquer avec le monde extérieur.







jeudi 9 septembre 2010

Un havre

Jeudi soir, nous sommes toujours au Havre.

Avoir le pied marin est une chose

Résister au rhum en est une autre 
Aujourd’hui nous avons imprimé une partie des cours du CNED, et acheté de nombreuses fournitures scolaires.
Pour les amoureux des chevaux, j’essaie de poster la suite sur le Blog



Une mutinerie à bord.
Le matelot tue son capitaine.
Mercrerdi 7 septembre

Bonjour,
Nous sommes toujours au Havre. Plusieurs raisons nous y retiennent.
Ne supportant pas l'autorité,
il se mutine contre lui-même

La première est un temps à ne pas mettre le nez dehors. Il pleut comme vache qui pisse. Pas n’importe quelles vaches, des vaches buveuses de bière. Le vent relativement fort est pile poil dans le nez. Nous ne nous sentons pas d’humeur à tirer des bords (zigzaguer) pendant des heures. De plus, nous ne sommes pas certains d’arriver à destination sans utiliser le moteur.
Il s'apercoit que le capitaine et lui ne font qu'un,

La deuxième est la mise en place des cours du CNED. Nous devons acheter quelques livres.
Mais trop tard !
 Fabienne, la mère de Vivien a profité de notre proximité pour nous rendre visite, accompagnée par les cours du CNED, à la grande joie de notre fils.
Marée haute

Anneso et Louise nous ont rendu aussi visite. Louise a compris que notre départ n’était pas sans retour. Ce matin, en me quittant, elle m’a salué de la main en souriant.
marée basse

Le programme de cette après-midi est : achat de fournitures scolaires pour moi, et Warhammer (magasin où sont vendues des figurines à des prix exorbitants) pour Vivien.

mardi 7 septembre 2010

Mon deuxième roman est en ligne

Mon père a encore bossé pour moi. Mon petit coeur est sur internet. En cliquant sur Deuze, vous aurez accès aux deux bouquins.
Le dessin des deux couvertures a été réalisé par mon père Michel Constant, grand peintre et grand pêcheur devant l'éternel.
La couverture du livre :

Pas de titre

Nous sommes toujours au Havre. Un petit problème technique nous a maintenu sur place. Un câble du système de levage de la dérive arrière a eu un coup de foudre pour ma main et il n'a plus voulu la quitter.

Marco, mon fidèle régulateur d'allure



J'ai passé la journée à bricoler. Le détour au Havre était la meilleure option, d'autant plus que les cours du CNED sont arrivés chez Jean. Il pourra donc me les amener.



Remerciements Bis

Je remercie toutes les personnes qui m'ont soutenu au moment du départ. À cause de vous, j'ai dû renoncer à mon projet initial : rester au port, et mettre la balise moucharde dans une bouteille.
Heureux !!

Je remercie le bateau Amadéus et Steren qui m'ont accompagné sans leurs occupants. Vous devriez surveiller un peu plus vos bateaux.

Je remercie tous mes amis qui me suivent par l'intermédiaire du blog ;

Pour le fun
Le Havre
Je remercie ma Maman et mon Papa. Une de leurs nombreuses copulations m'a permis d'être, donc de partir.

Je remercie ma fille, qui s'est sacrifiée, et a préféré laisser partir son frère.

Je remercie Jean, qui non content de gérer mes enfants, a participé au budget communication satellite.
Je vous aime. Signé : Vivien

Je remercie Fabienne, la maman de Vivien qui accepte de me laisser son petit chéri adoré.

Je remercie mon frère Bruno.

Je remercie Ferdinand qui a accepté de de me remplacer auprès d'Anneso.
Cool la vie

Je remercie tous les Cauchois, Patrick, François et les autres.

Je remercie mon fils Vivien de partager mon rêve.
Le regard du vieux loup de mer

Je remercie Patou et Ghyslain d'avoir participer au remplissage de ma cave.

Je remercie tout ceux que j'ai oublié de remercier.
Ce n'est qu'un au revoir...

Je remercie ma famille de m'avoir compris

Je me remercie, car sans moi je n'aurais pas pu partir.

Je remercie la seule et unique Anneso d'avoir préféré rester avec Ferdinand.


Paulo
Bondage ! Chacun son plaisir.
Bonjou !

dimanche 5 septembre 2010

Ce n'est qu'un au revoir mes frères

Mon ponton préféré. Sauf le premier bateau à droite en descendant.
Je voulais mettre plein de photos, mais ce soir rien ne fonctionne comme je le souhaite.
Tout corps plongé dans un liquide...
Pauvre Jean. Une femme de plus !
Intense !
Promis, je reviens.
Mais, c'est ma Maman !
Tu n'as pas de Zoom !
Coucou ! de la part de Vivien.
La nav s'est très bien passée. Juste un petit problème de dérive arrière. Aucun objet n'a chu, Grâce à Anneso.
Merci
Encore merci !

samedi 4 septembre 2010

Départ

Le départ se confirme. Dimanche aux alentours de 11 heures

jeudi 2 septembre 2010

Un peu de diététique

Oups ! Je viens d'ouvrir la carte routière de l'atlantique nord. Une carte routière est une carte marine à grande échelle. Comme c'est grand l'atlantique ! La France parait minuscule. Elle est toute petite dans le coin en haut à droite. J'ai l'impression qu'elle est punie, avec son bonnet d'âne sur la tête.

Je veux ma maman ! Moi qui croyais avoir un grand bateau. Je me disais : la poupe aux îles du Cap Vert, la Proue en Martinique, et hop ! Je n'ai plus qu'à traverser le bateau dans le sens de la longueur, pas dans la largeur, n'exagérons pas. Comme c'est grand l'atlantique, beaucoup plus grand que la Manche. Un bateau, marchant gentiment, met 24 heures pour traverser, au plus large du Channel, Le Havre - Poole (pan !) par exemple. L'océan demande pratiquement la même chose. Il suffit de 24 jours (là, nous sommes à égalité), plus maintenant. Soit 24 fois 24 heures ! Je n'ose pas multiplier. Je veux ma maman et mon papa. Ma seule longue croisière est la traversée du lac de Vincennes à la rame. À l'époque, nous avions failli couler. Si j'attends quelques années, la dérive des plaques va rapprocher les deux continents. Avel Vat pense le contraire, l'Europe et l'Amérique s'écartent. Dans ce cas, partons dès maintenant.



Bonne nouvelle ! Les Cauchois déçus par l'Angleterre sont de retour. Là aussi, les traditions disparaissent. Ah, l'effet néfaste de la mondialisation ! Maintenant, il y a même du soleil sur les îles britanniques.

Un anticyclone s'est réfugié sur l'Écosse. Il est poursuivi par Danièle et Earl, deux méchants ouragans qui veulent le dévorer. Ils vont se casser les dents, car en Ecosse, séjourne le monstre du Loch Ness. L'été, il ne supporte pas d'être réveillé par le vent. Le monstre profite de la belle saison pour hiberner, plutôt "étérner". En automne, hiver et printemps, ce n'est pas possible. Toutes les dépressions de l'hémisphère nord s'amusent à le taquiner. Une petite tempête par-ci, une averse de grêles par-là et de la pluie continuellement. Pendant neuf mois, il reste éveillé. Il y trop de sifflements, de craquements, de vagues qui déferlent, de fantômes emportés par les bourrasques qui s'écrasent sur les vielles pierres des châteaux en chuintant à la vie. Alors ce n'est pas deux misérables tempêtes tropicales qui vont le taquiner. C'est vrai quoi !

Le monstre est malheureux, car les seuls migrants sont les cyclones. Il aimerait voir les gens du sud, avec leurs couleurs, leurs épices, leurs odeurs musquées et leur joie de vivre.
Il ne supporte plus de manger du blanc, il en bouffe depuis deux millénaires. La viande farcie au whisky, il ne peut plus la digérer. Du blanc qui n'a jamais vu le soleil, c'est pire que du poulet élevé en batterie. Il rêve d'un petit africain bien nourri évidemment, ou bien d'un petit arabe élevé en plein air. De plus, les écossais, qui restent au pays, sont vieux et secs. Les jeunes sont partis à Glasgow ou à Londres. Les seuls étrangers qu'il attrape de temps à autre, ce sont des hollandais, des belges, des allemands et des français. Les trois premiers ont une saveur à peu près équivalente : la bière. Le français est tellement imbu qu'il en a des aigreurs d'estomac.
Il salive en pensant aux effluves de cannelle, de noix de muscade, apportées par les alizés et à la chair miellée craquant sous ses dents. Il mastiquerait bien un antillais grillé et saupoudré d'épices. Oh oui, des grillades, il en rêve depuis cinq cents ans ! Il n'a jamais pu allumer un feu, trop d'humidité.

À bientôt.

Patience,

ça arrive. Deux secondes ! Anneso me corrige les nombreuses fautes d'haurteaugraffe et le texte sera en ligne. Pour rendre l'attente plus agréable, je vous offre la suite de mon feuilleton sur les équidés.