Nous sommes arrivés à Beauvais. Des nouvelles et des photos inédires seront prochainenement publiées.
A bientôt.
une petite précision s'impose
Ce blog de voyage, conçu pour raconter notre périple en voilier, s’est transformé progressivement en un blog hébergeant des articles hétéroclites. Ils sont les récits d’autres périples, plus cérébraux que physiques.
Ma compagne préfère ce style de voyage. Une préférence extrémiste, je suis enfermé à double tour dans un cabinet noir. Seul un clavier lumineux me permet de communiquer avec le monde extérieur.
mercredi 25 mai 2011
lundi 23 mai 2011
Le retour. Cette fois ci, nous espérons y arriver
Nous avons pris la décision de rentrer par les moyens de transports. Le manque de nos familles et la fatigue d’Anneso nous impose d’être raisonnables.
Avel vat est au sec. Il se prépare à de nouvelles petites aventures.
La dernière navigation restera gravée. Cinq heures, trente milles. Le vent s’est échauffé avec un petit force quatre, et a terminé par un petit sprint a force six avec rafales à sept. Avel vat, le régulateur qui a barré comme un pro pendant toute la promenade et moi-même nous nous sommes éclaté. Vivien de temps à autre apparaissait pour commenter son jeu vidéo !!
Le capitaine est réconcilié avec la navigation. Cependant, seul avec mon fils je n’aurais pas navigué trois jours dans ses conditions. Dire que je voulais traverser l’Atlantique.
samedi 21 mai 2011
Où sont les vents du sud ?
Ce matin, j’ai appelé Anneso pour lui dire que j’étais parti. A midi je la rappelais pour contredire la pensée du matin.
Nous n’arrivions pas à décoller. La houle et les vagues étaient contraires à la marche du bateau. J’ai tenté de tirer des bords avec l’appui du moteur. Ça ne voulait pas y aller. Je reconnais, j’ai abandonné trop vite. Mais je n’en peux plus d’avoir le vent dans le nez et de marcher au moteur. Je savais que le vent tournerait et deviendrait portant. Je ne n’ignorais pas non plus que j’avais ensuite des vents contraires. Je m’étais fixés une limite inférieure à ne pas dépasser pour arriver à la pointe Bretagne. À cette vitesse nous serions arrivés au moment où les vents d’est se seraient réveillés et nous nous serions retrouvés à La Corogne.
- é el fé koi bernadette pr linstan ? Dixit Vivien
Evidemment si nous étions partis le jour d’avant, nous n’aurions pas eu de problème de vent. Cependant nous aurions fait des omelettes sans casser les œufs.
Mon rêve de cette nuit était pourtant sympa. Nous étions arrivés et je profitais de ma petite famille.
Si ça continue, je demande à Bernadette, de transformer Avel Vat en roulotte avec deux chevaux de traits. Plus je vois la mer, plus j’aime la terre
vendredi 20 mai 2011
Un départ différé.
Hier soir, j’avais pris de décision de partir et nous sommes toujours à La Corogne. Ce matin j’ai pris un savon de la part de Bernadette.
- Je me décarcasse pour te trouver une fenêtre, et toi tu te précipites dans une lucarne. Je te rappelle que tu es seul avec ton fils. Et ton fils j’y tiens. J’ai un avenir tout tracé pour lui. Il va bientôt voir Jésus. Tu gardes ça entre nous. En équipage, vous auriez aisément traversé. La mer est encore fort agité dans le Finistère. Comment dites-vous ? Oui, forte à très forte. Plus du cinq six au près pendant douze heures d’affilés. Bref ce n’est pas une partie de plaisir. Et en plus il fait froid. Regarde ! Ton fils fait ses devoirs emmitouflé dans son duvet. Normalement, en début de semaine prochaine, j’aurais peut-être obtenu des vents d’est et, avec un peu d’espoir du sud-est. Cependant, tu devras quitter la Corogne et t’enfoncer un peu plus vers l’est. Ainsi, tu auras plus de chance d’avoir des vents portants. De toute façon, ne prends aucune décision. Tu attends mon coup de fil. Je sais que tu es pressé de rejoindre ta famille. Même en partant maintenant, tu n’arriveras pas forcément plus tôt. Probablement, dès mardi, le nordet sévira en Manche. Tu ne vas pas vraiment perdre du temps.
La garde alternée n'a pas que du bon. Vivien est un peu traumatisé. Il a tendance a reproduire l'alternance un peu partout.
| Un coup, je bosse. |
| Un coup, je dors |
| Ensuite, je bosse. |
| Ensuite, je fais l'idiot. |
Benadette, m'avait prévenu. Elle a placé tous ses espoirs en Vivien. Elle a déjà commencé l'entrainement :
| Il dépasse déjà ses maîtres. |
| Un miracle photographié. Une copie a été envoyé au Pape. |
jeudi 19 mai 2011
Attente
Nous attendons toujours le coup de fil de Bernadette. Avel Vat est prêt à partir, Vivien un peu moins, il vient de se faire des potes. Le capitaine est aussi dans les cales pieds de départ. Il attend le feu vert avec une pointe de stress.
La navigation risque d’alterner avec des vents contraires et peut-être portants. Il y a une tentative de prise de pouvoir des vents du sud, mais ils ont sous-estimé la puissance de l’adversaire. La pétole participera aussi à la marche d’Avel Vat. Bref, un panaché. Cependant les vents ne seront pas trop forts. Pour l’instant, aucune date de départ n'est fixée. Je déciderai au dernier moment en fonction de Bernadette.
Mon analyse de l’autre jour, sur les personnes qui avaient une pompe de cale défectueuse était fausse. Ils sont revenus ce matin. Ils avaient été dans la ria voisine. Je n’en sais pas plus car ils étaient hermétiques.
Je suis devenu une parfaite commère, je colporte des ragots.
A bientôt
mercredi 18 mai 2011
Réchauffement climatique.
Je soupçonne le vent d’avoir un frère jumeau. Il est impossible qu’un seul vent puisse souffler, pendant dix jours, sans interruption dans la même direction. Ils doivent obligatoirement se relayer. Un météorologiste a infirmé ma réflexion.
D’après lui, il n’a aucun frère jumeau. Ce sont ses enfants qui prennent la relève. Tout cela, évidement, c’est à cause du réchauffement. Le vent éprouve quelques difficultés à se reproduire dans les climats froids et humides. La ventesse, qui est comme vous l’avez deviné la femme du vent, ovule uniquement quand les températures dépassent les vingt degrés Celsius. Plus nous progressons dans le temps, plus la terre se réchauffe et plus les vents se reproduisent. Actuellement, toujours d’après l’éminent spécialiste, nous sommes dans une période favorable à l’ovulation multiple de la ventesse.
A ce rythme-là, Nous ne sommes pas prêts de traverser le golfe de Gascogne ou the bay of Biscay.
J’ai de suite pensé à la contraception. J’ai appelé mon ami Bernadette. Elle a trouvé que je poussais le bouchon un peu trop loin. A la rigueur une pinoche, mais un bouchon, je ne vois pas.
Par contre elle m’a rassuré, elle m’a dit de nous tenir prêts. Ce n’est pas encore sûr, mais elle est intervenue directement auprès de dieu, qui est, paraît-il complètement déborder par la nouvelle gestion du paradis. Il est totalement déprimé, et penserait démissionner. Cette dernière nouvelle est à prendre avec des pincettes.
Revenons-en à nos moutons. La fenêtre sera très courte, et il ne faudra pas la rater. Le lobbying des gens du nord est trop important pour permettre, du moins pour l’instant, une alternance.
Donc, j’attends le coup du fil de Bernadette. Et dès que j’ai le feu vert, nous larguerons les amarres et voguerons vers le nord.
J’espère juste que la fenêtre ne sera pas au mois de décembre.
Je ne comprends pas, le correcteur n’accepte pas le mot ventesse. Pourtant je suis certain de l’avoir parfaitement orthographié.
A bientôt
mardi 17 mai 2011
Luttons contre l'immigration des blancs vers le sud.
Avel Vat a rejoint ses congénères. Il était tout frétillant d’avoir des nouvelles pièces. Il les a arrosées avec ses potes. Du coup, nous avons eu quelques difficultés à trouver le sommeil.
| La pièce noire est le presse-étoupe (joint Volvo) |
| La pièce avec des boulons tout ronds et tout neufs, est le fameux tourteau. |
| Dire que j'ai fait le ménage à fond avant-hier. |
Le chantier Marina Séca est surtout intéressant pour les personnes qui ne bossent pas sur leur bateau. Ilssont compétents.
Pour ceux qui veulent bricoler eux même, il n’est pas certain que le chantier accepte. Pour l’antifouling (peinture empêchant des petites bêtes de faire leur nid sur la coque), il est sûr que non.
Un des compagnons d’Avel Vat, est parti ce matin de bonne heure. Son but est de rejoindre la France entre Brest et la Rochelle. Le voilier est un RM 10.50.
Je leur souhaite une bonne Nav, et de longs bords de près dans une mer pas trop cassante.
Et nous ?
Sincèrement, j’aimerais que les vents s’inversent. J’ai téléphoné à Bernadette. Nous sommes devenus de très bons amis. Elle va essayer d’intervenir auprès des personnes compétentes. Elle ne me promet rien. Même dans l’au-delà, les choses ne sont plus ce qu’elles étaient. Le Paradis, d’après elle, a été racheté par des sociétés privées. Dieu, point vénal, ne comprend rien, il est dépassé. Pour les vents, maintenant, il faut acheter des actions. C’est en fonction de la demande. Les vents du sud, actuellement ne valent rien. Ils poussent des embarcations pleines d’immigrés pas encore clandestins.
Oui oui. C’est une affirmation, et elle n’a aucun rapport avec le héros d’Enid Blyton. Beaucoup d’habitants du nord de l’Europe contactent leurs ancêtres, pour qu’ils bloquent la remontée des gens qui ne sont pas comme eux, qui n’ont pas d’argent. Mon dieux quelle horreur ! Les arabes, les nègres nous envahissent.
Ce matin, Bernadette me racontait, qu’un groupe essayait de réactivé Charles Martel, afin qu’il réitère son exploit de 732.
Comprenez, que dans ce micmac, Dieu y perde sa rose des vents.
Entre parenthèse, j’ai tapé « nègre » avec une faute d’orthographe. Et bien dans le correcteur, ce mot n’existe pas. Il n’a pas non plus de synonyme. Il est plus facile de bannir un mot que de trouver des solutions. Même Google ne vous le propose pas dans son moteur de recherche automatique.
Comme vous l’avez compris, les vents sont trop nord. J’attends encore un peu. Et si cela ne s’arrange pas, je tenterais le coup. Je parle à la première personne ; dans les navigations je suis le plus souvent, seul. Vivien m’assiste, mais à contre cœur. La navigation le barbe au plus haut point. Si jamais il m’arrivait un problème, je ne suis pas sûr qu’il ait les bons réflexes. Je veux bien remonter vers la France au près (allure au le nez du bateau est presque face au vent), mais dans un vent maniable où le pilote puisse bosser.
En mer, actuellement ça a l’air de secouer. Nous croisons quelques voiliers qui ont des avaries, rail de grande voile arraché, lors d’un empannage involontaire, voie d’eau dans un voilier qui tentait de rejoindre la France dans 25 nœud de vent au près. Il gitait et apparemment l’eau serait entrée dans les coffres, puis suivant un chemin tortueux aurait fini par soulever les planchers. Courageux et téméraires, ils sont repartis avec un colmatage provisoire et une pompe de cale qui ne fonctionne pas. Pour pallier la défectuosité, ils ont gonflé l’annexe et l’on accroché derrière. Ce n’est qu’une simple déduction de ma part. Je leur souhaite un retour sans incidents, et je passe un coup de fil à Bernadette afin qu’elle les protège.
D’autres, indépendamment du mauvais temps, et à l’abri dans la baie, ce sont retrouvé ancré involontairement. Leur hélice a attrapé une bouée de pêcheurs qui a stoppé le bateau. La bouée était reliée à des casiers qui ont servi d’ancre. Tout cela à trois heures du matin après trois jours de nav dans une mer cassante. Et en plus, ils sont encore très jeunes. Ils ont plus de soixante-dix ans.
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