une petite précision s'impose


Ce blog de voyage, conçu pour raconter notre périple en voilier, s’est transformé progressivement en un blog hébergeant des articles hétéroclites. Ils sont les récits d’autres périples, plus cérébraux que physiques.
Ma compagne préfère ce style de voyage. Une préférence extrémiste, je suis enfermé à double tour dans un cabinet noir. Seul un clavier lumineux me permet de communiquer avec le monde extérieur.







mercredi 1 mai 2019

Biodiversité


Sommet sur la biodiversité : "En un demi-siècle, l’humanité a détruit ce que la planète Terre avait mis en place pendant des millions d’années » (France Info)

Nous sommes efficaces. Nous sommes des surdoués de la destruction. Tous coupables. Écrire sur un clavier d’ordinateur, faire des gamins avec tous ce qu’ils consomment (j’en ai fait quatre, ok j’ai procréé pour mon frère qui n’a pas eu le temps de polliniser une fleur), avoir des gaz, prendre la voiture pour aller chercher les mômes à l’école qui est au moins à 500 m, manger un bon steak bien saignant, être végétarien, être mourant, décéder, être enterré, être cramé, brûler des cathédrales, aller au paradis et rôtir en enfer participent à la destruction de la biodiversité..
Notre présence induit la dispersion de produits toxiques : notre haleine du matin, les nombreux déodorants, les glyphosates et ses cousins, le pétrole et ses dérivés dérivant dans les océans, la déforestation, bref plein de trucs et de machins que nous semons à droite et à gauche et qui grignote sans modération l’écosystème.
Mais est-ce un mal ?
Nous voyons toujours le coté vide du verre ; je n’ai pas ce problème, je le remplis fur à mesure qu’il se vide.
 Batifoler sur un nid de fourmis rouges rendrait inutile l’usage de contraceptif donc crée une perte financière ; être piquer par les moustiques le soir à Sainte Marie de la mer nous prouverait que la protection des saints a ses limites ; randonner dans le Mercantour sans se faire bouffer son casse-croute par les loups mériterait le détour ; piqueniquer au Kenya sans que les lions, les hyènes  et toutes les bêtes à grandes dents bouffent nos adorables chérubins permettrait à nos gamins de terminer leur pêche melba, surfer à la réunion sans que les requins prennent la planche pour un cure dent  nous démonterait que les requins ont une hygiène buccale. Bref, si nous rationnalisons, nous nous apercevrons rapidement que la biodiversité n’a pas que du bon.
Un monde sans paludisme, sans dengue, sans chikungunya, sans fièvre jaune serait le paradis. Eradiquons toutes les espèces nuisibles et dangereuses ; gardons nos lapins nains ainsi que hamsters ; ainsi nous pourrons nous promener sans risque dans la nature ; le mot nature ne sera plus appropriée, alors nous nous promènerons dans un immense parc. Nous foulerons une moquette qui imitera la biodiversité. Les animaux seront remplacés par des robots inoffensifs. Il y aura même le bruit des moustiques afin de nous rappeler à quoi nous avons échapper
Ainsi, l’homme sans biodiversité à dominer, s’adonnera pleinement à ses disciplines préférées : la domination de l’homme par l’homme par l’homme et l’auto destruction. D’ailleurs s’il pouvait s’auto détruire maintenant, la biodiversité aurait ses chances.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire