une petite précision s'impose


Ce blog de voyage, conçu pour raconter notre périple en voilier, s’est transformé progressivement en un blog hébergeant des articles hétéroclites. Ils sont les récits d’autres périples, plus cérébraux que physiques.
Ma compagne préfère ce style de voyage. Une préférence extrémiste, je suis enfermé à double tour dans un cabinet noir. Seul un clavier lumineux me permet de communiquer avec le monde extérieur.







jeudi 2 octobre 2014

Résurrection



Suite à l’article d’hier, j’ai reçu de nombreux courriels. Certains s’inquiètent de mon état d’âme, et de mon passage éventuel à l’acte, d’autres regrettent que je sois encore de ce monde. L’association gay et lesbienne me reproche mon homophobie. « La manif pour tous » me soutient et me vilipende simultanément, et les groupuscules extrémistes orientaux veulent ma peau.
Que de réactions sur un petit texte de rien du tout.
Je tiens à rassurer mes proches que tout  va bien et que j’entame bientôt ma quatrième vie. Je suis comme les chats, j’ai neuf vies.
Ceux qui espéraient venir cracher sur ma tombe, peuvent garder leur crachat afin de lubrifier les rouages qui leur servent de cerveau. D’ailleurs, s’il y avait eu une tombe, mon corps n’aurait pu s’y trouver, car sous l’effet de la ceinture d’explosif, il serait devenu poussière.
Je n’ai rien contre les verges, d’ailleurs à titre d’information, j’en suis porteur d’une. Mais mille verges m’impressionnent. Mille vierges aussi. Je préfère la qualité à la quantité, question de gout.
Je n’ai pas à me justifier vis à vis de la « manif pour tous » car je les dédaigne.
 De même pour les extrémistes de tous poils. Si j’avais voulu me foutre en l’air, je n’aurais pas pris la vie d’innocents et même de coupables.

Cette réflexion hautement philosophique sur la vie après la mort m’amène à me poser la question :
- Faut-il aller au Paradis ?
Si c’est pour se taper toutes les vieilles bigotes encore vierges, les représentants de la manif pour tous, ma belle-sœur et des extrémistes de tout bord, je préfère rejoindre le monde des pécheurs.

mercredi 1 octobre 2014

Passage à l’acte



Cela ne va pas fort, j’ai le moral au ras des pâquerettes, et je me jetterais bien des falaises du raz de Sein. Je suis en pleine dépression. L’idée de vivre est devenue invivable.

Mon licenciement, le départ de ma femme avec mon éditeur, mon incapacité à écrire, mon sexe à piles en berne et le fait que ma belle-sœur vient de s’apercevoir que l’aboiement n’est pas un signe d’intelligence (cela prouve qu’elle peut parfois avoir le sens des réalités) ont miné mon optimisme naturel par des explosifs à base de pulsion suicidaire.
Maman excuse-moi. Tu as déjà perdu un fils, un perdre un deuxième ne te ravira pas.
Papa excuse-moi. Tu as déjà perdu un fils, un perdre un deuxième ne te ravira pas.
Mes nombreux enfants, ma disparition ne vous comblera pas de joie, surtout que mon héritage est dans le négatif comme mon moral.
Ma femme, tu es bientôt libre de forniquer avec mon éditeur sans culpabiliser.
En écrivant ces quelques mots, je m’aperçois que personne ne me regrettera. Tant mieux, mon départ n’en sera que plus facile.
Oui, ce que vous avez sous les yeux est mon dernier écrit. J’ai déjà choisi ma façon de quitter ce monde. Je vous promets qu’elle ne sera pas discrète. Je mourrai en martyre pour une juste cause. Ce ne sera pas pour les sans dents, ils ont déjà Valérie. Ma mort sera un hommage à tous les musulmans opprimés par les juifs et les occidentaux. Je vais perpétrer un attentat suicide. Ainsi je vais lier l’utile à l’agréable.
Pour cela je me suis converti à l’islam et j’ai rejoint un groupe extrémiste qui a rapidement compris que j’étais un atout solide pour leur juste cause.

Ça y est. Je suis bardé d’explosif. Je vous salue tous, compagnon de ma longue errance. Je quitte ce monde injuste pour rejoindre le paradis des martyres.


Maman ! Je me suis fait avoir. Ce n’est pas mille vierges qui m’attendaient, mais mille verges. Au secours !!!!!

lundi 29 septembre 2014

"Libéré, délivré"



« Libéré, délivré ». Non je ne suis pas un fan de la Reine des neiges. Les glaçons ont une action démoralisante sur ma libido. Pourtant certaines femmes considèrent qu’une verge gelée, pas au repos évidemment, est infatigable.

« Libéré, délivré » est l’état d’esprit dans lequel je me trouve. Je sors de prison. Pas une prison conventionnelle où l’on purge une peine. Une prison que de nombreuses personnes subissent tous les jours : le lieu de travail.
Je ne suis pas allergique au travail, bien au contraire. J’ai plus de mal avec la hiérarchie. Je développe une allergie surtout aux ordres qui sont tout, sauf du bon sens. Dans un précédent article du 15/12/2013 j’avais décrit sans exagération les conditions de travail dans lesquelles je me noyais. Aujourd’hui par charité, je ne développerai pas le sujet.

« Libéré, délivré ». Je suis enfin sorti de ce labyrinthe destructeur. Mon seul regret, et il est énorme, est de ne plus côtoyer mon DRH. Il était la seule personne que j’appréciais. Sincèrement il aurait été une femme, j’aurais couché avec.
Jamais un mot plus haut que l’autre, il était incapable hurler tel un chien qui aboie. Une tolérance jamais prise en défaut. Une patience telle, que même mon non-respect de la hiérarchie n’arrivait pas à ébranler. Un sens de l’écoute : j’ai pu lui confesser mon homophobie alors qu’il est homo et en instance de se marier. Bref un panel de qualité à en faire frémir de jalousie mère Theresa.
La cerise sur le gâteau est qu’il n’est pas limité. Intellectuellement c’est une tête. Un QI qui dépasse largement la moyenne supérieur. Nous sommes tous plus ou moins limité, soit par notre intelligence, soit par nos tares qui ont tendance à créer des troubles comportementaux. Par exemple : Sarko aurait pu être un grand homme. Sa mégalomanie est sa rancune tenace font de lui un édenté de la vie (ne pas confondre avec les sans dents)
Alors pourquoi suis-je parti ?
Tout simplement parce que j’en avais ras la casquette de voir mon contraire. Moi perclus de défauts et lui auréolé de qualités.

« Libéré, Délivré ».
Un DRH pour une équipe de six personnes, je trouve cela un peu présomptueux.
Comme je suis aigri !

mardi 16 septembre 2014

Immaculée Conception



Un matin, je suppliai ma femme de me quitter. Je n’eus pas besoin de la supplier. A peine avais-je émis ma proposition qu’une Maserati stationnait sous la fenêtre. Un beau quadra sportif, imberbe, musclé et d’apparence intelligente en descendit et accueillit tendrement ma femme qui pour l’occasion devint mon ex-femme.
Sincèrement j’aurais aimé qu’elle hurle, se raccroche, se roule par terre de douleur, fasse une dépression. Je n’ai pas à me plaindre, ma femme a toujours cédé au moindre de mes désirs.
Pourquoi ai-je demandé à ma future ex-femme de me quitter ?
 Comme vous l’avez lu dans les articles précédents, ma bourse est aussi vide que la boite crânienne de Brice H. Attention je désigne ma bourse sonnante et trébuchante et non ma réserve d’enfants.
Donc, j’imaginai écrire un livre sur notre rupture et notre vie conjugale, afin de faire un bestseller qui regonfle ma bourse.
J’écrivis ce livre rapidement. Un copier-coller de mes souvenirs et ce fut terminé. Je fus moins vindicatif que ma collègue de Paris Match. Oui je n’ai aucune haine vis-à-vis de mon ex-femme. D’ailleurs, peut-on en vouloir à une personne qui ressemble à la vierge Marie, et qui même la surpasse. Oui, ma femme est une sainte. Nos deux enfants sont issus de la main de Dieu. Vous avez compris, ma femme est vierge. Par respect pour Marie, nous tûmes ce miracle et continuâmes à vivre comme de simples mortels
J'ai contacté mon éditeur préféré, c’est le seul qui avait refusé tous mes précédents livres avec tact. Il m'avait fait comprendre que  je n’avais rien d’un écrivain, et qu’il me voyait très bien technicien en distribution automatique de boissons et confiseries. L’avenir prouvera que même ce métier se refusera à mon talent.
Il dut reconnaître son erreur sur son appréciation antérieure car il me reçut. Il feuilleta rapidement mon manuscrit qui était en fait un tapuscrit et dit :
- Le père des enfants c’est moi !
Je me prosternais devant lui. J’avais Dieu face à moi.

dimanche 14 septembre 2014

Les sans dents (2)



 L’article qui suit, peut choquer des oreilles chastes. Pardon, vous n’écoutez pas, vous lisez. Je reprends. L’article qui suit, peut choquer des regards chastes. Certains mots et certaines situations pourraient même choquer DSK. Donc, personnes mineures et non perverses abstenez-vous.

Quelques lecteurs ont relevé une ineptie dans le message précédent.
Je tiens à préciser que cela n’est pas une ineptie mais la stricte réalité.
Actuellement je suis dans une passe financière précaire. Mon train de vie sans limite a tari le pécule que j’avais amassé durant ma vie d’homme laborieux. L’entretien de mon nègre plus les dépenses excessives de ma progéniture m’ont déposé sur le seuil de la pauvreté.
J’ai dû m’imposer une période de rigueur.
Une de ces mesures est le partage de mon dentier avec un tiers, désigné sous le nom : ami de bouche.  
Un dentiste dans la cité, conscient de la cherté des prothèses dentaires, s’est inspiré du covoiturage. Pourquoi pas un dentier en copropriété ou en colocation. Evidemment cela n’est pas aussi simple que le partage de places dans une voiture.
Le premier obstacle est que le nombre de dents doit être semblable entre les deux patients. Le chirurgien a résolu le problème en retirant les dents du patient le moins édenté afin que le nombre corresponde.
Le deuxième obstacle est l’adaptation de la prothèse sur des mâchoires différentes. Notre praticien a conçu un ingénieux coussinet à base de silicone et de résine. Ce n’est pas la panacée mais cela permet au porteur du dentier de croquer dans un quignon de pain sans se blesser les gencives.
Le troisième obstacle est la distance. Les amis de bouche doivent impérativement habiter à proximité. Par chez moi, cela ne pose pas de problème. La majorité de la population est pauvre et les sans-dents nombreux.

Personnellement, mon ami de bouche habite dans le même immeuble, à une cage d’escalier. Nous alternons chaque jour. L’échange a lieu tous les soirs à 19h30 pétantes. Cela permet au donneur de diner avant et au receveur de ne pas diner trop tard. Ainsi tous les soirs, nous mangeons avec notre dentier.
La prothèse au commencement m’appartenait à 100%. Avec la période de vache maigre qui se profilait à l’horizon, j’ai consulté le dentiste qui m’a de suite trouvé un acheteur pour la moitié des parts. Ce qui m’a rapporté 500€. Et a couté quelques dents à mon copropriétaire.
Sincèrement, je trouve l’idée pas mauvaise. D’accord certains d’entre vous pourront être choqués au niveau de l’hygiène. A chaque échange, nous trempons la prothèse dans une solution désinfectante.
 Pour accéder à une telle copropriété, il est obligatoire d’accepter la différence. Mon ami de bouche est un représentant de la diversité, il est noir, musulman, homosexuel et frisé. Je reconnais qu’au début de notre copropriété, il y eut quelques couacs. Lui refusait que je mange du porc, de la viande non halal, et moi j’exigeais qu’il fasse des câlins à ses amants sans prothèse. Nous avons fini par nous faire mutuellement confiance, c’est-à-dire que je dévore allègrement du saucisson et autres délices du territoire français, et lui suce allégrement ses amants. Et nous taisons à l’autre nos incartades.
Il est vrai que quelquefois, malgré le désinfectant, le dentier a un drôle de gout.

Je viens d’apprendre qu’un licenciement économique me pendait au nez. Je réfléchis à la possibilité de louer ma prothèse à d’autres personnes. Mon ami de bouche n’est pas contre, il a aussi quelques difficultés financières.