une petite précision s'impose


Ce blog de voyage, conçu pour raconter notre périple en voilier, s’est transformé progressivement en un blog hébergeant des articles hétéroclites. Ils sont les récits d’autres périples, plus cérébraux que physiques.
Ma compagne préfère ce style de voyage. Une préférence extrémiste, je suis enfermé à double tour dans un cabinet noir. Seul un clavier lumineux me permet de communiquer avec le monde extérieur.







dimanche 14 juillet 2013

Coucou



Je tape vite fait quelques mots. Je suis un peu occupé ces derniers jours. Ce qui me laisse peu de temps pour écrire. Et lorsque quelques minutes de liberté apparaissent, le plus jeune se réveille afin d’en profiter avec moi. J’ai bien tenté l’écriture à quatre mains, cependant nous n’avons pas la même technique de frappe. Il est plus dans la pulsion que dans la réflexion. Si je le lâche, les touches du clavier auront une tendance à s’échapper. D’ailleurs le PC de sa mère ressemble plus à un crâne chauve qu’à mon système pileux fertilisé par Monsanto. Elle a tenté, elle aussi, l’écriture à quatre mains. Par contre la comptable a eu quelques difficultés à interpréter le bilan.
Ceci explique que les articles se raréfient comme mes montées de libido. Je suis sur-occupé et mes loisirs quotidiens ne sont plus quotidiens. Même les séjours au bateau s’espacent. Je profite d’un moment de paix (les enfants sont à la piscine avec leur mère) pour écrire quelques lignes sans intérêt.
D’ailleurs il me semble entendre leurs cris aigus et perçants. Fausse alerte, c’était la perceuse du voisin qui s’excitait contre un mur. Personnellement je préfère les trous tout faits. Chacun ses fantasmes.
Maintenant que j’ai du temps pour écrire, ce sont les idées qui rechignent à sortir de ma calebasse. À force de rester stockées, elles se sont agglomérées. Impossible de les dissocier. Impossible aussi de les extraire toutes ensembles. Cela donnerait un pavé  indigeste de 758,3 pages. Pourquoi pas ? Mais je ne me remettrai jamais d’un tel arrachement du fondement du Moi. Je suis un être trop sensible et surtout trop étroit pour accoucher d’un tel monstre. Donc vous vous contenterez d’une dizaine de lignes toutes aussi indigestes mais nées sans forceps.

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