une petite précision s'impose


Ce blog de voyage, conçu pour raconter notre périple en voilier, s’est transformé progressivement en un blog hébergeant des articles hétéroclites. Ils sont les récits d’autres périples, plus cérébraux que physiques.
Ma compagne préfère ce style de voyage. Une préférence extrémiste, je suis enfermé à double tour dans un cabinet noir. Seul un clavier lumineux me permet de communiquer avec le monde extérieur.







mercredi 25 mai 2011

Retrouvailles

Nous sommes arrivés à Beauvais. Des nouvelles et des photos inédires seront prochainenement publiées.
A bientôt.

lundi 23 mai 2011

Le retour. Cette fois ci, nous espérons y arriver

Nous avons pris la décision de rentrer par les moyens de transports. Le manque de nos familles et la fatigue d’Anneso nous impose d’être raisonnables.
Avel vat est au sec. Il se prépare à de nouvelles petites aventures.
La dernière navigation restera gravée. Cinq heures, trente milles. Le vent s’est échauffé avec un petit force quatre, et a terminé par un petit sprint a force six avec rafales à sept. Avel vat, le régulateur qui a barré comme un pro pendant toute la promenade et moi-même nous nous sommes éclaté. Vivien de temps à autre apparaissait pour commenter son jeu vidéo !!
Le capitaine est réconcilié avec la navigation. Cependant, seul avec mon fils je n’aurais pas navigué trois jours dans ses conditions. Dire que je voulais traverser l’Atlantique.
video

samedi 21 mai 2011

Où sont les vents du sud ?


Ce matin, j’ai appelé Anneso pour lui dire que j’étais parti. A midi je la rappelais pour contredire la pensée du matin.
Nous n’arrivions pas à décoller. La houle et les vagues étaient contraires à la marche du bateau. J’ai tenté de tirer des bords avec l’appui du moteur. Ça ne voulait pas y aller. Je reconnais, j’ai abandonné trop vite. Mais je n’en peux plus d’avoir le vent dans le nez et de marcher au moteur. Je savais que le vent tournerait et deviendrait portant. Je ne n’ignorais pas non plus que j’avais ensuite des vents contraires. Je m’étais fixés une limite inférieure à ne pas dépasser pour arriver à la pointe Bretagne. À cette vitesse nous serions arrivés au moment où les vents d’est se seraient réveillés et nous nous serions retrouvés à La Corogne.
- é el fé koi bernadette pr linstan ? Dixit Vivien
Evidemment si nous étions partis le jour d’avant, nous n’aurions pas eu de problème de vent. Cependant nous aurions fait des omelettes sans casser les œufs.
Mon rêve de cette nuit était pourtant sympa. Nous étions arrivés et je profitais de ma petite famille.

Si ça continue, je demande à Bernadette, de transformer Avel Vat en roulotte avec deux chevaux de traits. Plus je vois la mer, plus j’aime la terre

vendredi 20 mai 2011

Un départ différé.

Hier soir, j’avais pris de décision de partir et nous sommes toujours à La Corogne. Ce matin j’ai pris un savon de la part de Bernadette.
- Je me décarcasse pour te trouver une fenêtre, et toi tu te précipites dans une lucarne. Je te rappelle que tu es seul avec ton fils. Et ton fils j’y tiens. J’ai un avenir tout tracé pour lui. Il va bientôt voir Jésus. Tu gardes ça entre nous. En équipage, vous auriez aisément traversé. La mer est encore fort agité dans le Finistère. Comment dites-vous ? Oui, forte à très forte. Plus du cinq six au près pendant douze heures d’affilés. Bref ce n’est pas une partie de plaisir. Et en plus il fait froid. Regarde ! Ton fils fait ses devoirs emmitouflé dans son duvet. Normalement, en début de semaine prochaine, j’aurais peut-être obtenu des vents d’est et, avec un peu d’espoir du sud-est. Cependant, tu devras quitter la Corogne et t’enfoncer un peu plus vers l’est. Ainsi, tu auras plus de chance d’avoir des vents portants. De toute façon,  ne prends aucune décision. Tu attends mon coup de fil. Je sais que tu es pressé de rejoindre ta famille. Même en partant maintenant, tu n’arriveras pas forcément plus tôt. Probablement, dès mardi, le nordet sévira en Manche. Tu ne vas pas vraiment perdre du temps.


La garde alternée n'a pas que du bon. Vivien est un peu traumatisé. Il a tendance a reproduire l'alternance un peu partout.

Un coup, je bosse.

Un coup, je dors

Ensuite, je bosse.

Ensuite, je fais l'idiot.




Benadette, m'avait prévenu. Elle a placé tous ses espoirs en Vivien. Elle a déjà commencé l'entrainement :


Il dépasse déjà ses maîtres.

Un miracle photographié. Une copie a été envoyé au Pape.
Comme pour tous les élèves, ensuite c'est la récrée.


jeudi 19 mai 2011

Attente

Nous attendons toujours le coup de fil de Bernadette. Avel Vat est prêt à partir, Vivien un peu moins, il vient de se faire des potes. Le capitaine est aussi dans les cales pieds de départ. Il attend le feu vert avec une pointe de stress.
La navigation risque d’alterner avec des vents contraires et peut-être portants. Il y a une tentative de prise de pouvoir des vents du sud, mais ils ont sous-estimé la puissance de l’adversaire. La pétole participera aussi à la marche d’Avel Vat. Bref, un panaché. Cependant les vents ne seront pas trop forts. Pour l’instant,  aucune date de départ n'est fixée. Je déciderai au dernier moment en fonction de Bernadette.
Mon analyse de l’autre jour, sur les personnes qui avaient une pompe de cale défectueuse était fausse. Ils sont revenus ce matin. Ils avaient été dans la ria voisine. Je n’en sais pas plus car ils étaient hermétiques.
Je suis devenu une parfaite commère, je colporte des ragots.
A bientôt

mercredi 18 mai 2011

Réchauffement climatique.

Je soupçonne le vent d’avoir un frère jumeau. Il est impossible qu’un seul vent puisse souffler, pendant dix jours, sans interruption dans la même direction. Ils doivent obligatoirement se relayer. Un météorologiste a infirmé ma réflexion.
D’après lui, il n’a aucun frère jumeau. Ce sont ses enfants qui prennent la relève. Tout cela, évidement, c’est à cause du réchauffement. Le vent éprouve quelques difficultés à se reproduire dans les climats froids et humides. La ventesse, qui est comme vous l’avez deviné la femme du vent, ovule uniquement quand les températures dépassent les vingt degrés Celsius. Plus nous progressons dans le temps, plus la terre se réchauffe et plus les vents se reproduisent. Actuellement, toujours d’après l’éminent spécialiste, nous sommes dans une période favorable à l’ovulation multiple de la ventesse.
A ce rythme-là, Nous ne sommes pas prêts de traverser le golfe de Gascogne ou the bay of Biscay.
J’ai de suite pensé à la contraception. J’ai appelé mon ami Bernadette. Elle a trouvé que je poussais le bouchon un peu trop loin. A la rigueur une pinoche, mais un bouchon, je ne vois pas.
Par contre elle m’a rassuré, elle m’a dit de nous tenir prêts. Ce n’est pas encore sûr, mais elle est intervenue directement auprès de dieu, qui est, paraît-il complètement déborder par la nouvelle gestion du paradis. Il est totalement déprimé, et penserait  démissionner. Cette dernière nouvelle est à prendre avec des pincettes.
Revenons-en à nos moutons. La fenêtre sera très courte, et il ne faudra pas la rater. Le lobbying des gens du nord est trop important pour permettre, du moins pour l’instant, une alternance.
Donc, j’attends le coup du fil de Bernadette. Et dès que j’ai le feu vert, nous larguerons les amarres et voguerons vers le nord.
J’espère juste que la fenêtre ne sera pas au mois de décembre.

Je ne comprends pas, le correcteur n’accepte pas le mot ventesse. Pourtant je suis certain de l’avoir parfaitement orthographié.
A bientôt

mardi 17 mai 2011

Luttons contre l'immigration des blancs vers le sud.

Avel Vat a rejoint ses congénères. Il était tout frétillant d’avoir des nouvelles pièces. Il les a arrosées avec ses potes. Du coup, nous avons eu quelques difficultés à trouver le sommeil.
La pièce noire est le presse-étoupe (joint Volvo)

La pièce avec des boulons tout ronds et tout neufs, est le fameux tourteau.

Dire que j'ai fait le ménage à fond avant-hier.

Le chantier Marina Séca est surtout intéressant pour les personnes qui ne bossent pas sur leur bateau. Ilssont compétents.
Pour ceux qui veulent bricoler eux même, il n’est pas certain que le chantier accepte. Pour l’antifouling (peinture empêchant des petites bêtes de faire leur nid sur la coque), il est sûr que non.


Un des compagnons d’Avel Vat, est parti  ce matin de bonne heure. Son but est de rejoindre la France entre Brest et la Rochelle. Le voilier est un RM 10.50.
 Je leur souhaite une bonne Nav, et de longs bords de près dans une mer pas trop cassante.

Et nous ?
Sincèrement, j’aimerais que les vents s’inversent. J’ai téléphoné à Bernadette. Nous sommes devenus de très bons amis. Elle va essayer d’intervenir auprès des personnes compétentes. Elle ne me promet rien. Même dans l’au-delà, les choses ne sont plus ce qu’elles étaient. Le Paradis, d’après elle, a été racheté par des sociétés privées. Dieu, point vénal, ne comprend rien, il est dépassé. Pour les vents, maintenant, il faut acheter des actions. C’est en fonction de la demande. Les vents du sud, actuellement ne valent rien. Ils poussent des embarcations pleines d’immigrés pas encore clandestins.
Oui oui. C’est une affirmation, et elle n’a aucun rapport avec le héros d’Enid Blyton. Beaucoup d’habitants du nord de l’Europe contactent leurs ancêtres, pour qu’ils bloquent la remontée des gens qui ne sont pas comme eux, qui n’ont pas d’argent. Mon dieux quelle horreur ! Les arabes, les nègres nous envahissent.  
Ce matin, Bernadette me racontait, qu’un groupe essayait de réactivé Charles Martel, afin qu’il réitère son exploit de 732.

Comprenez, que dans ce micmac, Dieu y perde sa rose des vents.

Entre parenthèse, j’ai tapé « nègre » avec une faute d’orthographe. Et bien dans le correcteur,  ce mot n’existe pas. Il n’a pas non plus de synonyme. Il est plus facile de bannir un mot que de trouver des solutions. Même Google ne vous le propose pas dans son moteur de recherche automatique.

Comme vous l’avez compris, les vents sont trop nord. J’attends encore un peu. Et si cela ne s’arrange pas, je tenterais le coup. Je parle à la première personne ; dans les navigations je suis le plus souvent, seul. Vivien m’assiste, mais à contre cœur. La navigation le barbe au plus haut point. Si jamais il m’arrivait un problème, je ne suis pas sûr qu’il ait les bons réflexes. Je veux bien remonter vers la France au près (allure au le nez du bateau est presque face au vent), mais dans un vent maniable où le pilote puisse bosser.
En mer, actuellement ça a l’air de secouer. Nous croisons quelques voiliers qui ont des avaries, rail de grande voile arraché, lors d’un empannage involontaire, voie d’eau dans un voilier qui tentait de rejoindre la France dans 25 nœud de vent au près. Il gitait et apparemment l’eau serait entrée dans les coffres, puis suivant un chemin tortueux aurait fini par soulever les planchers. Courageux et téméraires, ils sont repartis avec un colmatage provisoire et une pompe de cale qui ne fonctionne pas. Pour pallier la défectuosité, ils ont gonflé l’annexe et l’on accroché derrière. Ce n’est qu’une simple déduction de ma part. Je leur souhaite un retour sans incidents, et je passe un coup de fil à Bernadette afin qu’elle les protège.
D’autres, indépendamment du mauvais temps, et à l’abri dans la baie, ce sont retrouvé ancré involontairement. Leur hélice a attrapé une bouée de pêcheurs qui a stoppé le bateau. La bouée était reliée à des casiers qui ont servi d’ancre. Tout cela à trois heures du matin après trois jours de nav dans une mer cassante. Et en plus, ils sont encore très jeunes. Ils ont plus de soixante-dix ans.


A bientôt

lundi 16 mai 2011

Dernière minute !

D’ici, une heure, si tout va bien, Avel Vat flottera de nouveau. A midi, la pièce manquante est arrivée. J’ai bossé comme un… je vous le dirai lorsque le bateau flottera. Il ne faut pas tuer l’ours avant d’avoir vendu la peau.
Nous avons aussi retiré les pinoches ce matin. Les toilettes étaient de nouveau ouvertes.
A bientôt

Chers tous deux

Lundi matin, début de semaine. Horrible moment.
 Après un week-end tumultueux où j’ai fait la foire, je dois reprendre mon dur labeur quotidien afin de mettre des épinards dans l’assiette. Pour le beurre nous verrons plus tard.
Je suis en avance au bureau. Il est 8h54. J’en profite pour me connecter à internet et tchatcher avec mes amies et vous poster un petit mail. Il y quelques mois, tu es parti avec ton fils. Tous les matins en arrivant au boulot, je rêvais un peu. J’avais la surprise de découvrir où votre navigation vous avait déposés. Je voyais ainsi de nouveaux endroits, de nouveaux ports et de nouveaux pays.
Malheureusement, tu as changé la destination du voyage. Dommage pour mes rêves du matin.
Il est neuf heures et le chef de service est comme à son habitude pile poil à l’heure. Comment fait-il ? Ne serait-ce qu’avec l’irrégularité  des embouteillages, il est impossible d’arriver systématiquement à la même heure.
Avec mes collègues, nous avons essayé de le pister, afin de connaître son secret. Genre stationnement dans une rue adjacente, pour attendre l’heure propice. Que nenni, nous ne l’avons jamais pris en flagrant délit de tricherie.
J’espère que dans sa vie familiale, il est un peu moins ponctuel et plus ouvert. Je suis vache, si tout le monde était comme lui, il n’y aurait jamais de débordements, ni d’erreurs humaines, ni d’accidents. Il est méticuleux au possible. Les règles sont les règles. C’est un homme à case. Il convient parfaitement aux nouvelles technologies ; elles sont hermétiques à la fantaisie.
Lorsque j’ai écrit, qu’il n’y aurait jamais d’accident, je me suis fourvoyée. Il est capable de mourir dans son droit. Une priorité à droite reste une priorité, même si un quarante tonnes arrive à grande vitesse. Pour les passages cloutés, pardon les passages piétons, il est autant borné.
Bon, bien que tu subisses quelques avaries, je t’envie. Pas d’être en bateau, ce n’est vraiment pas mon truc.  
Bon je vous embrasse. J’ai mon chef de service qui râle. J’ai un peu dérapé. Un trait de stylo est légèrement sorti d’une case.
Rentrez rapidement, Anne Sophie est au bout du rouleau.

Une amie.

dimanche 15 mai 2011

Une suite retrouvée

Je viens de retrouver une clé USB. Dans cette clé, il y avait le texte qui narre la vie d’un cheval d’instruction.
Donc, j’ai rajouté la suite.
Attention le texte n’a été, ni travaillé, ni relu. Pour les amateurs de fautes de tout genre, c’est le moment de chiner.
La suite est tout en bas, contrairement aux messages.
En cliquant sur le lien qui suit: un-petit-bonus-pour-les-amoureux-des chevaux ou en cliquant à droute sur l'onglet qui porte le même titre, vous accèderez aux pages.
A bientôt.

Statu quo

Dimanche 15 mai.
Nous devrions être rentrés depuis dix jours.
Même si le chantier nous libérait, le vent nous maintiendrait bloqué contre les côtes espagnoles. Nous sommes du mauvais côté de la bosse. Une semaine qu’il souffle non-stop du nord au nordet.
Pour l’instant, à moins de greffer des roues à Avel Vat, nous sommes profondément ancrés.
Hier, nous avons profité de la fermeture du chantier pour nettoyer la carène au balais brosse. Je n’ai pas le droit de louer ou d’utiliser un nettoyeur haute pression.  
C’est la même société que la marina Corona où nous étions. Sur place il y avait aussi un ascenseur à bateau tenu par un club de voile. Un marinéros  fort sympathique, parlant couramment le français, m’avait déconseillé d’y mettre Avel Vat. Je l’ai écouté. Ai-je eu raison ou pas ?  Je le saurais prochainement. D’ailleurs avais-je le choix ?
Je me plains, cependant nous sommes restés à Figueira quinze jours pour rien.
 Les salariés du port ne comprennent pas que je puisse être fauché. Pour eux, le fait de s’offrir d’aussi longues vacances est un signe extérieur de richesse. D’ailleurs j’ai le même raisonnement quand je vois les nordiques avec leurs Hallberg Rassy et autres voiliers débarquer en France.
Il y a quatre ans, j’avais résolu seul le même problème en cinq jours.

Ce matin j’ai eu la preuve de l’existence de dieu.
Notre cher président, qui a une petite dent contre la laïcité, a été récompensé de sa ferveur. Le président du FMI est accusé de viol. Notre cher Nicolas a la voie libre pour 2012.
 Peut-être est-ce lui dieu ?



samedi 14 mai 2011

Punition

Samedi, début du week-end. Deux jours d’abstinence de toilette. Vivien et moi-même sommes dans l’obligation d’utiliser les pinoches. Le Petit Robert ne propose aucune définition. Ce sont des pièces en bois  coniques qui servent à boucher une fuite lorsqu’un passe-coque cède ; pièce qui traverse la coque ; elle sert au passage de l’eau de mer et aux eaux usées.
Avel vat est un peu comme nous. Il a des orifices pour se nourrir et d’autre pour évacuer. Nous pourrions appeler la bouche, un passe-peau.

Hier, j’ai appris que mardi était un jour férié en Galice : Journée des lettres galiciennes. J’espère qu’ils recevront la pièce manquante lundi matin, afin que le bateau retourne à l’eau au plus vite. Ici, les rencontres sont inexistantes.

Aujourd’hui, la chance est avec vous. Aucune idée ne sort de mon esprit fébrile et tordu. C’est le calme plat.
 Peut-être, est-ce Bernadette, qui dans son sommeil éternel à Nevers, a entendu les âneries que je professais ?
- Voulez-vous bien me pardonner, Sainte Bernadette. S’il vous plait, pouvez-vous me rendre l’imagination que vous m’avez confisqué.
Bernique ! Ma punition ne cessera que lorsque j’aurais l’âme aussi pure que l’eau de roche. Adieu imagination.

Hier, j’ai laissé Vivien à ses cours et comme prévu, mes nu-pieds m’ont amené au supermarcado Gadis. A la Corogne il n’y a que cette enseigne.

J’entre, je prends un panier à roulette et me dirige vers les rayons. Mon premier choix est une douzaine de canettes de coca. Oui, hier je vous ai menti. Le verre, la canette et le joint  caoutchouc ne se sont pas reproduit. Le pack est en promo. A côté une dame d’un certain âge, l’air autoritaire, prends la même boisson, mais en conditionnement de un litre cinq. Ensuite je me dirige vers le rayon boucherie. J’y prends un ticket avec un numéro. L’attente ne sera pas longue. Il y a juste une personne et demie devant. Non ce n’est pas un nain. La personne en était à la moitié de sa commande à mon arrivée. Pendant ce temps, non interminable, je mate les rayons attenants. Les yeux détectent des bières belges. Je fais une syncope. Je suis ranimé grâce à la présence d’esprit d’une vielle dame qui a été infirmière pendant la guerre d’Espagne. Elle perfuse en urgence deux bouteilles de bière belges.

La suite des courses est noyée dans un brouillard.  Ici le brouillard est tellement dense qu’il pénètre dans les habitations. Vivien, prévoyant avait glissé dans le sac à dos la balise moucharde. Ainsi, il m’a récupéré errant dans les landes galiciennes.

Tout ceci n’est que la stricte vérité.

vendredi 13 mai 2011

Je veux ma maman

J’avais écrit un article hier soir. La relecture de ce matin a été sans appel : censuré. Dommage, j’aimais bien. Le blog est un blog de voyage, mon imagination doit se contenir. Seuls, les faits réels seront acceptés.
Ce matin nous avons un peu trainé. Nous nous calons progressivement sur le style de vie espagnole. Nous déjeunons vers quatorze heures et dinons aux alentours de vingt et une heures. Vivien continue inlassablement à bosser ses cours du CNED. Avel Vat attend avec impatience le retour de l’arbre réalésé.
Aujourd’hui le soleil brille. Ce matin le vent s’est calmé. Il semblerait que les brises thermiques sévissent ici aussi. J’essaierai de me renseigner sur les particularités locales. Elle nous permettrons de sortir du piège où nous sommes enfermés.
Pour le moment, le problème ne se pose pas. Nous sommes à terre. Ce matin après l’article, j’irais en course. Vivien bossera ses cours. Le frigo est vide ainsi que les estomacs. Sur la liste est notée :
Légumes et fruits
Viande
Pates
Riz complet
Pain
Papier essuie tout (nous l’utilisons pour tout)
Céréales pout le dej. de Vivien
Une vingtaine de packs de bière
Dix cubis de cinq litres de pinard
Du beurre salé
Liquide vaisselle

Ensuite le cuistot préparera le déjeuner. Vivien fera sa pose quotidienne en surfant sur le web. Puis la sacro-sainte sieste. Aux alentours de 17 heures, promenade de Vivien.
Je passe le reste.

Avec le vent de nord, les ports de la côte espagnole doivent être envahis par des hordes de navigateurs nordiques. Profitez-en, dès qu’Avel Vat sera en état de naviguer, j’appellerai mon nouveau pote. Maintenant nous communiquons par téléphone. C’est beaucoup plus sûr que les apparitions et beaucoup plus crédible. Je lui demanderai d’inverser les vents dominant pendant une petite semaine.
Avez-vous remarqué, du moins ceux qui me connaissent ? Sur la liste j’ai omis d’écrire le mot coca. La raison est toute simple. Depuis que la canette, le presse étoupe et le verre se sont reproduit, nous avons tout ce qu’il faut au bateau. Le goût et la consistance sont un peu caoutchouteux à notre goût. Notre palais est probablement un peu trop sensible.
Non ! Non ! L’imagination n’a pas repris le pouvoir. C’est la stricte vérité.

Merci René, ton coup de fil m’a fait plaisir.


Les nouveaux copains de Vivien

A la prochaine



Entre parenthèse, le sujet d’hier, traitait des apparitions de la vierge à Lourde.


la liberté de la presse exige que je l'édite.


Aujourd’hui, nous sommes hier. L’article est né jeudi soir. Sous l’impulsion d’une bière, le désir d’écrire des âneries est apparu comme la vierge à Bernadette.
 Je viens d’avoir une révélation.
  Excusez-moi humbles croyants, ma vision est légèrement impudique et totalement blasphématoire.
- Je vous jure, Monsieur l’inquisiteur. Le seul et unique responsable est l’ordinateur, assisté du correcteur automatique d’orthographe.
- Lorsque j’ai tapé « vierge » Monsieur le juge, je l’ai mal orthographié. J’ai écrit « veirge ». Ce qui n’est pas en soi un acte répréhensible. Vous pouvez essayer Monsieur le juge. Vous verrez les mots, que vous propose le logiciel. J’ai été comme vous, profondément choqué. Puis ayant comme la plupart des êtres humains, quelque chose entre les deux oreilles, je me suis posé la question :
- A-t-elle réellement vu la vierge ?
- Monsieur l’inquisiteur, n’aurions-nous pas été égaré par un défaut de prononciation. L’accent du sud-ouest est chantant et enjolive les plus vilains mots. La pauvre Bernadette a peut-être été  victime de la langue occitane. La pauvresse, quand on lui a demandé de décrire le phénomène, son éducation pudique lui a interdit d’énoncer la vérité. Cependant, cette brave fille acculé à décrire une apparition qui n’était pas point aussi chevelue que ses interrogateurs l’imaginaient, eut la présence d’esprit de dépeindre la vierge qui était dans la sacristie, lieu de son premier interrogatoire.
- Monsieur le Juge ! Ce n’est qu’une supposition.
- Pardon ! Le bucher ! Vous y allez un peu fort. Tient ! Le mot bucher me rappelle une sainte. Jeanne d’arc. Je viens d’avoir une révélation. Non ! Je n’ai pas le droit de l’exprimer. Un blasphème par bucher. Mais Monsieur le juge, on ne meurt qu’une fois.
- Si je désire raconter une autre ineptie, je n’ai qu’à ressusciter.

Avel Vat va bien. Nous aussi. Nous sommes coincés dans un chantier. Cependant ce n’est pas un problème car le vent nous maintient collé contre les côtes espagnoles.
Le seul problème est que l’addition risque d’être plus salée que la mer morte. Nous serons dans l’obligation de licencier Ferdinand. Le week-end risque d’être long. Nous sommes un peu au milieu de nulle part, avec des sanitaires et des douches ouvertes aux heures de bureau. Un Week-end entier à se retenir.
- Maman vient me chercher !







Quintessence.



Exceptionnellement le titre est né avant la rédaction du texte. Le mot quintessence s’est égaré cette nuit et a alangui : Il a atterri sur la langue.
La curiosité intriguée par cette arrivée impromptue, s’est intéressée de plus près à l’origine de ce mot. Le Petit  Robert, généreux a offert la réponse :
Latin scolastique quinta essentia, traduction du grec pemptê oussia « cinquième essence »
Le cinquième élément est l’éther. Les autres éléments sont le feu, la terre, l’air et l’eau que le philosophe Empédocle à définit ainsi. Il a ajouté à ces éléments l’amour et la haine. Un élément qui sépare, l’autre qui rapproche
La narration sur la quintessence cesse. J’ai la tête grosse comme une citrouille. Aussi ronde que la sphère de Parménide. Que de noms inconnus ! L’avantage d’être un béotien, est de découvrir tous les jours de nouvelles choses, de ne pas les comprendre, et de les oublier rapidement.
Promis, demain le presse étoupe alanguira.

Attente : le fait d’attendre. Avec une telle définition, mon érudition va croitre indéfiniment.
Attendre :
1 : se tenir en un lieu où une personne doit venir, une chose arriver ou se produire et y rester jusqu’à cet évènement.
2 : rester dans la même attitude.
3 : rester dans un lieu pour attendre.

Anneso va se faire engueuler. Elle m’attend en bougeant constamment.
Mon amour s’il te plait, attends-moi sur la jetée de saint Valéry en Caux. J’arrive ! Prévois une petite laine,  un casse-croute, et un jouet pour Louise. L’attente, qui est le fait d’attendre, risque de durer plusieurs semaines au minimum.
Tu es la Pénélope des temps modernes. Prévoit beaucoup de fil et brode une tapisserie car les prétendants sont nombreux, cent huit. Louise jouera le rôle de Télémaque. Elle partira à ma recherche et m’aidera à éliminer les rivaux, surtout Ferdinand.


Il n'y a pas qu'Avel Vat

Qui se hâte

De grands cargos


Imbibés d'eau

Migrent doucement

Vers un autre élément

mercredi 11 mai 2011

Je fais souvent ce rêve.


J’ai pu bosser sur le bateau sans problème. Le chef de chantier m’y a autorisé.
J’ai fait la fête au tourteau. Comme après la révolution de 1789, j’ai décapité les boulons récalcitrants.
Ensuite, en retirant l’arbre, j’ai eu l’agréable surprise de constater que le dernier réalésage avait été exécuté sommairement.
Depuis le dernier changement du presse-étoupe, une fuite étrange et pénétrante, non pas d’une femme inconnue, mais d’origine inconnue, me tarabustait. La seule logique, voulait que l’eau de mer passe au travers de l’arbre, qui est une barre en inox de trente millimètre de diamètre. Cette hypothèse était de suite rayée. A l’époque, j’avais même arrêté de boire pendant trois heures, de peur d’avoir des hallucinations collectives. Je ne m’étais pas trompé. Du coup j’ai rattrapé mon retard, je suis rond comme une queue de pelle.
Par contre un phénomène étonnant : depuis que le bateau est au sec, l’eau n’entre plus.




Cette pièce est l'arbre d'hélice

elle doit être parfaitement lisse.



Regardez bien la canette de coca.

Mine de rien, elle s'est approchée du joint Volvo ( presse-étoupe)

Pour copuler, la garce.
Regardez bien le verre.


Vous auriez aimé voir la suite, bande de petits cochons ou cochonnes.

mardi 10 mai 2011

Très rapide






Il ne reste plus qu'a bosser, en cachette. je viens d'apprendre qu'il était interdit d'exécuter les travaux soi-même. Un Marinéros m'a conseillé de bricoler après 19 heures. Quand tout le monde est parti.

A bientôt

lundi 9 mai 2011

Errance erratique ! + un choups !



L’écriture occupe une bonne partie de la journée. Aujourd’hui, le carburant manque. Les pompes dans la région sont rares et le cerveau est vide. L’écriture a quelques ratées, puis dans un dernier hoquet ; elle stoppe…
Après une exposition au soleil, le réservoir est de nouveau plein d’énergie. L’écriture quitte le bas-côté et chemine de nouveau entre les vertes vallées, ou serpente le long des crêtes. La progression est hésitante, un problème de transmission. Quelques soubresauts, un silence laisse transparaitre les battements du cœur.
Une lubrification à base de Calva dérouille l’ensemble, cahin-caha les touches du clavier cliquette sous l’impulsion mécanique des doigts. Une narration routinière laisse quelques traces sur le macadam surchauffé des monts grisonnants. L’ascension qui monte en haut, pour ne pas descendre en bas, est constellée de pléonasmes. Un mot si horrible qu’il foudroie le cycliste égaré.
Un mélange d’huile d’olive et de liquide vaisselle aromatisé au citron injecte une vigueur,  au doux nom de dopage. L’ascension redémarre et monte en escaladant les parois lisses des flancs décharnés des zébus asthmatiques.
Pendant ce temps, le presse-étoupe ne ressent pas l’urgence d’assumer son rôle. Une crise existentielle le tétanise. Le problème de la culture et de la lecture, maintenant, il sait que la rétention d’eau est mauvaise pour la santé.
L’imagination est en vacances. Les petits damiers noirs de l’ordinateur jouent seuls. Dommage, quelques damiers blanc aurait permis au cavalier de séduire la reine en matant son homme.
Le maitre revient. La tyrannie recouvre d’une chape de tulle les tentatives d’éveil d’un esprit trop longtemps contenu dans une bouteille d’absinthe.
Tempête océanique

Tempête de

neige.

Ou tempête sous un crane.







Dernière minute:
La pièce défectueuse est arrivée.

-Soupe !
-Non
-Top !
-Non
-Coop !
-Non
-Scout !
-Non
-Scoop!
-Bof !
- Nouvelle sensationnelle!
-Oui
- Théoriquement, Avel Vat sort de l'eau demain matin.

dimanche 8 mai 2011

AAAAAAAAAAAAAAAAAA ( idée originale de Vivien)

Promis, juré, craché je ne parlerai pas du presse-étoupe.
Quel va être le sujet du message ?
Au départ le Blog était avant tout un blog de voyage. Le voyage a pris un virage un peu serré et s’est enlisé à Lisbonne.
Premièrement : si un jour je repars. Le début du voyage commencerait en mai. je profiterais du beau temps et des vents portants générés par l’anticyclone des Açores pour atteindre les canaris avant les nuits courtes et le froid glacial et les dépression hivernales et les grosses vagues et les vaches écumants la crête de la houle et les marrons chauds, ouf ! Un esprit supérieur dont j’éviterai de citer le nom pour échapper aux polémiques, m’a susurré dans l’oreille droite, la gauche est pleine de cérumen, que ce ne sont pas des vaches qui chevauchent les vagues. La conversation a été interrompue. Donc, J’ignore quel animal est assez téméraire pour pratiquer l’équitation en plein hiver sur  la houle.

Deuxièmement : je ne partirais plus seul avec un gamin. C’est trop de responsabilité pour un seul homme. Ce qui ne nous pas empêcher de passer de superbes moments

Troisièmement : je partirais avec Anneso et les enfants, ainsi je ne serais pas pressé de les retrouver.

Quatrièmement : comme je l’écrivais hier. J’installerais un moteur plus puissant, à moins que je ne sois pas pressé, dans ce cas, j’attendrais tranquillement les vents portants.

Cinquièmement : je n’aurais pas de destination. J’irais où le vent veut bien m’emmener. J’ai été prétentieux en programmant un tour de l’atlantique.

Sixièmement : les messages sur le blog auraient une tendance plus descriptives. Je décrirais la couleur de la mer, l’odeur des étapes, le goût du coca au Portugal, l’ambiance des ports, l’arôme des portugaises et le froufrou de leurs dentelles. Je mentionnerais l’horaire d’ouverture des ports et des discothèques attenantes, le goût du sable mélangé au chorizo sur la plage, le service après-vente des boulangeries, la cadence de la houle, le tempo des battements d’aile des fous de Bassan,  la folie meurtrière des poissons qui nagent en pleine tempête. Je peindrais le sifflement du vent dans les haubans, la voix suave des marchandes de poissons, mes visions après une longue nuit de navigation dans les bars de Porto, les crachats des portugais dans la rue (c’est une tradition).

Septièmement : une antenne satellite de télévision intégrera au même titre que le GPS le radar et autre babiole, les équipements indispensables. Tf1 me manque atrocement. Je ne veux plus penser. Je veux de la nourriture prémâchée et prédigérée. NON ! Je ne voyagerais plus. Je me vautrerai dans un fauteuil en ingurgitant des litres de Kro et laisserais le petit écran abrutir mon esprit.

Huitièmement : je serais plus rationnel dans mes écrits. Je donnerais des conseils de navigation. Je conseillerais tel port, flinguerais d’autre port. Je pourrais le faire. Mais mon analyse va à l’encontre des valeurs majoritairement exprimées dans les sites de voile. N’aimant pas la polémique je m’écrase comme un vulgaire  fer à repasser qui tenteraient de voler.
Nous n’avons pas la même notion de l’accueil. Je suis sensible à l’accueil naturel,  non à l’accueil qui devient un service. Sur toute la navigation ; il y a trois port qui sortent du lot : Ploumanac’h, Cudillero, et Alhandra. Je reconnais que ses trois ports n’avaient aucun sanitaire. Par contre, nous avons été accueillis à bras ouvert. Sauf Ploumanac’h, où nous n’avons rencontré aucun responsable du port, donc pas le code des douches.
Un port par pays.
Ils vont tellement vite

Le temps que je photographie les îles Cies

Ils étaient devant.

Neurasthénie, quand tu nous tiens

Les vestiges sont une bonne antidote

La preuve que j'ai tapé avec le nez

L'air sceptique de Vivien qui n'a aucun rapport avec le bordel dans sa chambre.

mais, plutôt un rapport avec le comportement de son père.

Nous avons retrouvé la maman de Vivien. Elle s’était égarée. Elle était aux étangs du Canada à Beauvais. Un problème de GPS l’avait induit en erreur. Elle attendait toujours son chouchou d’amour. Vivien en apprenant la bonne nouvelle a pleuré de joie et en a profité pour demander une augmentation de son argent de poche.



samedi 7 mai 2011

Auto flagellation


Quoi de neuf ? Que puis-je bien écrire ?
Je n’ose plus parler du presse étoupe. De nombreux lecteurs se plaignent de la constance du sujet. Au prix de l’abonnement ; ils aimeraient avoir la possibilité de lire des articles sensés et intéressants.
Pourtant, j’ai essayé d’élever le niveau de mes écrits, en dissertant sur la présence de dieu, des moustiques ou de la météo. Mais cela ne vous suffit pas. Vous désirez encore plus. Bien évidemment, je n’ai jamais abordé le sujet du presse-purée, ni du presse-bouton. Je viens de constater que j’orthographiais mal le mot presse étoupe, j’oubliais à chaque fois le tiret. Je demande aux intégristes de l’orthographe de bien vouloir me pardonner.
Vous ne me pardonnez pas ! Je suis obligé d’écrire le mot plusieurs fois. Quoi ! En tapotant sur les touches avec le nez. Pitié ! Tout sauf ça. J’ai un petit nez, il est fragile et couvert de couperose : le vin rouge. Bon j’accepte :
Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe. Presse-étoupe.
J’ai le nez en sang. Cependant je suis fier d’avoir mené ma tâche jusqu’au bout.
Je ne suis pas fâché avec l’orthographe, c’est elle qui est fâché avec moi. Je me suis toujours évertué à l’apprivoiser. J’ai même appliqué à la lettre les consignes du renard dans le petit Prince. Elle est restée sauvage et totalement hermétique à mon amitié. J’ai encore le souvenir des dictées interminables qui jalonnèrent mon cursus scolaire. Je pleurais à chaudes larmes. Les feuilles imprégnées de ma tristesse ne retenaient plus l’encre et un zéro couronnait mes tentatives d’approches.
Encore maintenant, elle me rejette. Elle refuse mon amour. Elle reste drapée dans son austérité, refusant de copuler avec un farfelu du gribouillage. Dommage, notre union aurait pu donner naissance à une écriture irrationnelle.

Horreur ! Je viens de voir un Ovni (c’est une marque de voilier) quitter un ponton en reculant dans 25 nœuds de vent. C’est injuste, Avel Vat ne peux même pas y penser. Même en marche avant. Promis, juré, si jamais un jour j’ai les moyens, j’offre à Avel Vat un moteur permettant de naviguer contre un vent modéré à cinq nœuds de moyenne.

Vivien ose prétendre que j’ai utilisé le copier-coller pour exécuter ma punition. Ne le croyez surtout pas.
 Je viens de le surprendre à essayer de taper avec le nez à la place d’apprendre ses cours du CNED. Nous nous occupons comme nous pouvons. Il vient d’écrire presse-étoupe avec le nez.
- Félicitation mon fils ! J’espère que ta dextérité nasale sera bénéfique pour le passage en quatrième.

 Dehors le vent souffle entre 20 et 30 nœuds alors que les fichiers gribs annonçaient un vent de quinze nœuds. Nous sommes samedi, et il est dix heures du matin.

Promis, au prochain article, je ne vous parlerai pas du presse-étoupe. Entre nous, je sens un piège genre Figueira. J’espère me tromper.

Vous pouvez apercevoir Avel Vat
Ici les canons sont en libre-service

Non ! Vivien ne tires pas !

L'imbécile ! Il a coulé les bateaux

Oui, c'est ça, caches toi.

Pardon, mon fils, je me suis trompé de photo.