une petite précision s'impose


Ce blog de voyage, conçu pour raconter notre périple en voilier, s’est transformé progressivement en un blog hébergeant des articles hétéroclites. Ils sont les récits d’autres périples, plus cérébraux que physiques.
Ma compagne préfère ce style de voyage. Une préférence extrémiste, je suis enfermé à double tour dans un cabinet noir. Seul un clavier lumineux me permet de communiquer avec le monde extérieur.







mardi 31 janvier 2012

Vote utile

Sincèrement j’ignorais que Nicolas couvait un amour aussi intense. Monopoliser huit chaines de télévision afin de déclarer sa flamme à Angela est symptomatique de folie amoureuse. D’ailleurs par soucis de discrétion, j’ai refusé d’assister à leur fusion platonique.
J’ai de la peine pour eux ; peut-être que dans trois mois le peuple français les aura séparés. J’ai peur que notre président ne s’en remette pas. Une rupture aussi violente et non souhaitée par nos deux tourtereaux entrainerait inévitablement une dépression profonde et des pulsions suicidaires. Carla n’a pas l’étoffe pour absorber tout le chagrin de son mari.

« Françaises, français, nous devons agir en notre âme et conscience. Dans un avenir proche nous choisirons un futur président de la république, choix important qui devra être indépendant des exigences matérielles. Nous nous attacherons en première instance à promouvoir la vie. Promouvoir la vie sera une question de survie. Le pouvoir d’achat, l’égalité des chances, le chômage, le coût du travail,  seront considérés comme superflus et qualifiés de signe extérieur de richesse sociale et fortement taxés. Le plus important dans une élection est le bonheur de nos semblables. Pouvons-nous abandonner Angela et Nicolas. Nous n’avons pas le droit de broyer leur amour si doux à nos yeux. Ne pas élire Nicolas, c’est l’assassiner. Votons sans que du sang abreuve nos sillons. Evitons de tuer pour des raisons matérialistes. Votons utile, Votons Sarkozy ! »










Assurons-leur une descendance.
 Le monde a besoin d’eux.
Votons utile !



dimanche 29 janvier 2012

Amour interdit !

La déception est présente ce matin. Pratiquement personne n’a lu l’article d’hier. Le titre était certes légèrement rébarbatif. Cependant le texte, sauvageon, avait fugué sur d’autres chemins de traverse.

Une milice au service des intérêts commerciaux est en passe de s’infiltrer dans la toile. Elle s’appelle ACTA : alliance commerciale des tueurs aliénés. Il est pratiquement certain que d’une façon ou d’une autre, elle réussira. Les intérêts commerciaux sont trop importants. Le lobbying doit tourner à plein régime. Le pouvoir et la volonté des politiques semblent trop faibles pour contrecarrer un tel projet. Il reste les internautes, mais ils sont bien seuls. Tous les fournisseurs d’accès et les gros pontes du web restent étrangement silencieux. Profitons du peu de liberté encore présente pour raconter les pires saloperies sur tout le monde.
Angela Merkel vient d’avouer sa passion pour Nicolas Sarkozy. Elle ne supportait pas l’idée d’une séparation. A trop se rencontrer, un amour est né entre nos deux chefs d’état. D’ailleurs, ne seraient-ils pas un peu responsable de la crise, afin d’avoir un alibi pour se voir fréquemment ? Nicolas et Angela ! Deux prénoms qui s’harmonisent. Qui au début du quinquennat aurait pu penser qu’une telle idylle puisse naitre ? Vont-ils devenir aussi célèbres que Nicolas et Pimprenelle ?
Qu’ils profitent de leur amour en toute sérénité. L’avenir n’est pas rose pour eux. Lorsque ACTA sera activée, leur amour sera considéré comme une contrefaçon de Roméo et Juliette.

samedi 28 janvier 2012

Hollande et le triple AAAAAAAAAAAAAAAAAAA+++++++


Veuillez bien m’excuser, humbles internautes, surfeurs invétérés, pour votre atterrissage involontaire sur mon blog. Vous avez tapé un mot sur un moteur de recherche, et vous débarquez sur un article qui n’a aucun rapport avec lui. Le moteur de recherche n’est pas responsable de cette bévue. Ce n’est pas la peine d’appeler le garagiste ou de vérifier le filtre à gasoil, le problème vient d’ailleurs.
Le problème est mézigue. En général, lorsque j’écris un article, je tape sur les touches du clavier. Et bien, j’ai fait la même chose. Je n’ai pas trouvé d’autres moyens d’écrire un article que de taper sur des touches quelles qu’elles soient. Cependant aujourd’hui, j’ai changé un ordre. Normalement, je rédige sans connaître le titre, et en fonction du sujet traité, j’appose une étiquette et le range dans le placard. Aujourd’hui, jour exceptionnel : c’est la première fois que je vis ce jour. J’ai décidé de changer l’ordre : je trouve un titre et je griffonne en fonction de ce dernier.
 Etant un homme pragmatique, je n’ai pas tergiversé pendant trois heures et cinquante-sept minutes. Le titre est simple et concis, et surtout il n’a aucun rapport avec le texte.
Vous comprenez maintenant votre arrivée impromptue sur le blog. Entre parenthèses, vous auriez pu frapper avant d’entrer. C’est vrai ça ! Ça débarque à l’improviste, fouille partout, déterre de vieux articles, puis part sans un mot de politesse et sans laisser d’adresse. Tout fout le camp.
Je serais curieux de savoir où est stocké l’article.  Ainsi, si je découvrais l’endroit, j’y installerais une sonnette et un paillasson afin que les  voyageurs égarés puissent prévenir de leur arrivée et entrer sans salir le parquet ciré à l’huile de coude.
L’article se termine, je vous souhaite un bon voyage sur le Web.

PS : Ma bonté me force à écrire quelques lignes en rapport avec le titre :

Oh landes ! Oh bruyères ! Oh belles fougères
N’ai-je donc tant vécu que pour ce parterre ?
Et ne suis-je courbé dans ce ramassage
Que pour voir des girolles sur mon passage ?
Mon panier qu’avec respect toute la bourgade vénère,
Mon panier, qui tant de fois a nourri ce ministère
Tant de fois remplie la panse du président,
Trahit donc ma recette, et rejoint Satan.

Tirade issue d’une pièce écrite au XVI siècle par un de mes ancêtres landais. Il aurait été ensuite plagié au XVII par un auteur dramatique dont je tairai le nom pour ne point porter ombrage à ses descendants.

vendredi 27 janvier 2012

Divertissement.

Aujourd’hui, les évènements qui transcendent mon imagination semblent prendre un malin plaisir à se terrer. Je n’ai aucun outil à disposition pour remuer ciel et terre afin de les retrouver. La paresse apprécie. Enfin une journée de pause où les neurones n’auront pas à usiner des images imagées.

J’ai trouvé un nouveau jeu interactif. Je l’ai découvert en amenant mon gamin à la crèche. Si mon gamin va à la crèche, c’est pour sa sécurité, j’ai peur de le coller contre le mur lorsqu’il vocalise. Il y arrive en général aux alentours de 11 heures et en repart vers 16 heures. Juste le temps de me ressourcer.
Le trajet s’effectue à pied. La voiture est allergique à mes poils. En ma présence, un eczéma purulent se répand sur la carrosserie. A l’aller, nous sommes deux et la poussette ; au retour, je suis seul sans poussette. Et vice-et-versa l’après-midi. Grâce aux allergies de la voiture, je me tape dix bornes à pieds. Lorsque je suis seul, je m’ennuie, alors je joue.
 Le jeu est simple : dès que je croise une femme, je m’écarte le plus possible comme si j’avais peur d’être agressé. Qu’elles soient jeunes, grosses, vieilles, squelettiques, myopes, blondes, frisées, chauves, porteuses d’un pénis, aucune n’échappe à mon nouveau divertissement.
Ce jeu m’a permis de constater qu’à part en centre-ville, il y a très peu de piétons. Il y a beaucoup plus de voitures. Apparemment, leurs propriétaires ont de la chance ; elles ne dégagent aucune allergie.  Donc en tout et pour tout, je n’ai pu m’amuser que trois fois. Malheureusement, je n’ai pas eu la possibilité de voir l’effet de ma petite comédie. Il manque une personne qui assisterait à la scène et qui me narrerait ensuite les réactions du partenaire improvisé. Mais si j’avais un compagnon de route, l’ennui serait remplacé par une discussion et le jeu n’aurait plus son utilité divertissante.

jeudi 26 janvier 2012

Je voterai Sarkozy !

Je vais décevoir mes supporters, je crois qu’aux prochaines élections, je voterai Sarkozy. Je suis navré. Une parole de notre président m’a ramené dans le droit chemin. Jusqu’à alors, je m’étais égaré dans les sentiers marécageux et non goudronnés de la gauche. D’ailleurs, depuis que les écolos ont passé des accords avec les socialistes, les chemins sont  encombrés d’insectes, d’oiseaux, de serpents et même de loups. Avec notre président, les sentiers sont bétonnés, pas une herbe ne pousse. Des haies de maïs transgénique abritent le promeneur du vent et des regards. Les insectes, les abeilles confirment la théorie de l’évolution de notre cher Darwin. Sauf que ce dernier n’avait pas prévu que le nucléaire accélérerait les choses. L’éclairage permet au badaud de flâner nuit et jour, en toute sécurité, grâce à des caméras vidéos. Au moins, lorsque je me promène, je ne mets pas les pieds dans la boue.
J’apprécie les promenades aseptisées. Cependant elles ne sont pas responsables de mon choix. C’est une pensée profonde de notre président qui m’a bouleversé. Même le discours de Hollande n’a pas eu un tel impact.
Mes parents, veuillez me pardonner ce parjure. Dans la famille, nous sommes communistes depuis Socrate. C’est exact, nous sommes la plus vieille famille communiste. Un de mes arrière-arrière-grands-pères a été le nègre de Karl Heinrich Marx. Un autre a formé Lénine. Une arrière-grand-mère a botté le cul de Staline lorsqu’il était gamin car il n’avait rien compris au communisme. Et oui, dans la famille nous avons une branche géorgienne.
Je suis certain qu’à l’instant où j’écris ses lignes, tous mes ancêtres nés après 399 avant JC  s’assoient dans leur tombeau et hurlent au blasphème. Une scission vient de se produire, tant pis j’assume.

 « En cas d'échec, j'arrête la politique. Oui, c'est une certitude et vous n’entendrez plus parler de moi » : voilà la raison pour laquelle je vais voter pour Sarkozy ! C’est la première fois qu’une de ses idées est en phase avec ma pensée.

mercredi 25 janvier 2012

Harcèlement !

Ça va mieux, les articles précédents ont joué le rôle de défouloir. J’ai bien bavé sur mes contemporains.
 Le blog est un punchingball de l’esprit. Tous les coups sont permis, surtout ceux en dessous de la ceinture. De toute façon, un punchingball n’est pas tracassé par l’emplacement des coups et encore moins par l’état d’âme du boxeur. Il est là pour encaisser, travail qu’il fait consciencieusement.
Aujourd’hui repos, les articulations des neurones sont disjointes et ensanglantées. Un bon cataplasme fera l’affaire. Cependant, aucun n’est assez épais pour résister aux cris d’Antonin. Dès que je m’éloigne de plus de trois mètres, il hurle. Les tympans âgés de plus de cinquante ans s’agenouillent et me supplient de lui fermer sa gueule. La seule manière qu’il la ferme, est que je le prenne dans les bras. Et là, par magie, il s’endort. Attention, si j’essaye de le coucher, il hurle et les tympans recommencent leur prière. D’ailleurs, je ne sais pas si je souffre plus des cris ou de la litanie incessante des tympans.
Antonin a une particularité parmi tant d’autres. Quand sa mère est absente, il ne dort que dans les bras. A chaque fois que je tente, que j’essaie, que j’ose le coucher et le dissocier de mon corps, il ouvre un œil, un deuxième, la bouche et pousse son cri de guerre. Au début, j’ai cru que mon système pileux, bien que protégé par un maillot de corps faisait office de velcro. J’ai donc doublé le sous-vêtement par une chemise épaisse en coton. Résultat : lors de la séparation, il ouvre un œil, un deuxième, puis la bouche et pousse son cri de guerre. J’ai tout essayé, l’allonger en position verticale, me déplacer en rampant sur le dos. Monsieur a l’option détectrice de mouvement et de chaleur.
Pourtant c’est un gamin sympa, dès qu’il est dans les bras, la sirène cesse et un grand sourire irradie la pièce. Et là, les yeux et le cœur charmés me supplient de le garder dans les bras. Les bras râlent, c’est toujours eux qui bossent. Si je les écoutais, j’enfermerais l’enfant dans la pièce la plus imperméable aux cris, et le laisserais là jusqu'à l’arrivée de la mère.

J’ai osé espérer que le petit dernier soit cool. Qu’il fasse ses nuits rapidement, qu’il ne braille pas trop. J’y ai cru, surtout les deux ou trois premiers mois où il a été particulièrement agréable. A partir du moment où il a maîtrisé le sourire, il a compensé par une vocalise exacerbée ; il est pour l’égalité des chances. Si j’étais parano, je pourrais croire qu’il le fait exprès. Lorsqu’il nous gâche une nuit, le matin il est souriant. Lorsqu’il hurle deux heures non-stop dans la voiture, à la fin du voyage, un sourire orne son visage d’ange. Ses sourires me sont fréquemment adressés. A chaque fois qu’il me voit, il se marre. Exact, il ne sourit pas, il se marre. Il semble me dire :
- Les deux premiers mois, tu y as cru. Je t’ai bien baisé la tronche. (Antonin, j’en suis certain, n’utiliserait pas un tel vocabulaire). Tu pensais que tu allais te la couler douce. Malheureusement pour toi, je suis jeune et facétieux. Toi, tu es vieux et fatigable. Imagine juste cinq minutes que je sois un hyper actif. Tu n’oses pas. Je sais, rien que de le supposer est trop violent pour toi. Tu n’y survivrais pas. Tu vois papa, je sens que je tiens mon Œdipe.
Le problème est que je suis parano.

mardi 24 janvier 2012

Finance

« Mon véritable adversaire, il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera jamais élu et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance. »

Que cela est beau, poétique et chevaleresque. Nous revoici au temps de la table ronde et de la quête du Graal. Car l’adversaire que s’est choisi le candidat socialiste n’est pas une créature inoffensive. Seule la mythologie a été capable de créer un tel monstre: L’hydre de Lerne. L’Hydre est semblable, insaisissable, invisible, enfouie dans les méandres des banques et des paradis fiscaux. Ce n’est pas un combat que va engager François Hollande s’il est élu, mais une quête, une quête de l’inaccessible. Nos plus vaillants templiers n’auraient jamais osé s’engager dans une telle croisade.
D’accord, ceci est un effet d’annonce un tant soit peu démagogique. Cependant, pour une fois que la campagne électorale n’est pas basée uniquement sur la sécurité, la peur de l’étranger, les assistés fraudeurs…
Comment réussira-t-il  à mâter la finance, alors qu’elle est mieux implantée que le chiendent  et aussi invasive ? Endossera-t-il l’habit d’Héraclès et s’attaquera-t-il à toutes les têtes qui poussent un peu partout dans le monde ? Se déguisera-t-il en jardinier sans peur et sans reproche et utilisera-t-il des herbicides fabriqué par Monsanto ?
Il est bien seul pour gagner un tel combat. La France ne peut mener une telle croisade. Elle serait aussi efficace qu’un pet de lapin sur une toile cirée. Elle doit s’allier, participer à  la construction de l’Europe sociale, et peut-être que vingt-sept pets de lapin arriveront à lever la toile ciré. Ainsi le bois non protégé sera à la merci des tâches de vin, de vinaigre, de scarifications, de marc de café, des mains sales, de la nausée, de la libido, des inondations… et éventuellement, après quelques années, la table perdra de sa vigueur.
 J’ai bien écrit des pets de lapins et non des pets de Lepen.  

lundi 23 janvier 2012

Cauchemar.

Ce matin, je broie du noir. Les noirs disent-ils : « je broie du blanc ? »
Je broie du noir car j’ai fait un horrible cauchemar. J’étais devenu un français xénophobe :
« La France est envahie par des étrangers qui volent notre travail, notre pain, nos petits commerces, notre argent, nos sacs à main et violent nos femmes et nos enfants. Je hais tous ces étrangers qui préfèrent le foulard au béret, le mouton  au saucisson et le thé à la menthe au pinard. Je hais tous les gens qui n’ont pas la même couleur de peau et qui ne se lavent pas.
Africains noirs, africain du nord, restez chez vous ! Ne salissez pas le sang pur et noble des français. Vous n’avez pas les compétences et le tact pour apprécier les trésors de notre civilisation. Vous extorquez les emplois qui reviennent de droit à nos humbles français qui sont obligés de se contenter du RSA. Vous travaillez comme des rats dans des sous-sols insalubres. Vos enfants sont la lie de la jeunesse, ils propagent la haine et la violence dans nos établissements scolaires. Rentrez chez vous et prenez exemple sur les européens qui ont su parfaitement s’intégrer, évidemment à par les roumains. Seulement, sont-ils vraiment européens ? »

Ce fut une descente aux enfers, je ne comprenais pas mes nouvelles motivations qui n’avaient pas de véritable fondement. Seule la peur me guidait. J’étais devenu comme ces habitants d’un village de l’Oise dont la population est française et dont quatre-vingt-dix pour cent des citoyens avaient voté pour le front national. Ils ne côtoyaient aucun étranger!
A mon réveil, j’ai failli vomir. Pourquoi autant de haine vis-à-vis de cette population alors que d’autres étrangers vivent en France sans le moindre problème.
Les hollandais se sont fondus dans la population locale. Ils ont racheté des maisons rurales abandonnées par nos concitoyens. Ils les ont retapées et passent leurs vacances heureux comme des français de pure souche. Ils sont tellement discrets et courtois qu’ils n’osent pas déranger le commerçant du coin. Ils viennent avec leurs propres victuailles.
Les anglais sont aussi très friands de ce genre de petites maisons. Si possible pas trop loin de la mer. Ne sont-ils pas marin dans l’âme ? Les français sympathiques ont accepté de vivre en HLM afin de laisser la place à ces pauvres migrants.
D’autres nations sont toutes aussi discrètes : la Russie, la Chine, le Qatar…ils achètent des morceaux de la France sans que personne ne conteste.  Le pire est que quelquefois l’argent à des origines douteuses.
Comme quoi :
- Il vaut mieux être un arabe riche qu’un marocain pauvre.
- Un dictateur noir qu’un enfant somalien.
- Un mafioso russe qu’un réfugié tchétchène.
- Un navigateur anglais qu’un gitan dans sa roulotte ou un rom roumain dans sa cahute en carton.
- Un dirigeant du système bancaire qu’un client à découvert.

En partant du principe que tous les immigrés pauvres sont des voleurs potentiels, il n’est pas certain que ce soient eux qui nous spolient le plus.

 Si tous les intolérants, tous les xénophobes sous l’impulsion d’une baguette magique se retrouvaient dans les pays d’origines des migrants, ne deviendraient-ils pas, eux aussi, des immigrants clandestins et pour les plus ambitieux, des passeurs ou des pirates?
Par exemple, prenons un ministre de l’intérieur quelconque. Plongeons-le dans une marmite de potion magique qui le transforme en enfant noir de trois ans vivant dans un pays de la corne de l’Afrique. Aurait-il le même discours ? Serait-il pour les reconduites à la frontière sans discernement ?  Aurait-il la même opinion vis-à-vis des pirates et des passeurs. Ambitieux comme il est, il serait surement l’un d’eux.

samedi 21 janvier 2012

La crise

Les articles se raréfient comme le travail sous la crise. Antonin absorbe tout mon temps. Une vraie éponge, il engloutit les minutes, les heures que j’avais réussi à épargner. Dès qu’il s’aperçoit que je me rapproche de l’ordinateur dans le but de concocter un message aux petits maux, il hurle. Son cri brise ma velléité au travail. Il n’a intégré que très partiellement la maxime : le silence est d’or, seulement lorsqu’il dort dans mes bras, seul lieu où il accepte de ne plus vocaliser.
Peut-être a-t-il raison ? M’empêcher d’écrire est une bonne action vis-à-vis des lecteurs qui sont obligés de lire, menacés par les armes.

Aujourd’hui j’ai résolu le problème, il est à la crèche, du moins ce matin.
Enfin un peu de liberté ! Le fiel va s’écouler de nouveau de ma tête et noircir les écrans.


AAAAAAtchoum ! La France s’enrhume.


Quoi de nouveau à l’horizon ? Un scoop ! Une agence de notation a dégradé la France. Elle a perdu son triple A. Les autres agences, pour l’instant, maintiennent leur note. Soit nous les payons plus, soit l’économie, semblable à la philo, permet autant d’interprétations que de correcteurs.
La dégradation amène un peu de grain à nos politiques. En espérant que cet apport permettra d’élever le débat politique au niveau de la basse-cour. Pour l’instant, il est digne d’une fosse à purin. Et encore, cette dernière peut servir à fertiliser la terre. L’expression « grain à moudre » n’a pas été usitée pour la simple raison que nos politiques sont incapables de se servir d’un moulin, excepté d’un moulin à parole.
Les agences de notation devraient obtenir plus de pouvoir. Elles auraient la possibilité de virer un gouvernement incapable de gérer l’équilibre financier d’un pays et de le remplacer par les purs et durs de l’économie ultra libérale. Ainsi les congés payés, les horaires réglementés, la sécurité sociale, le salaire minimum, les fonctionnaires, le chômage seraient considérés obsolètes et sans intérêt. L’état produirait au même prix que les pays à bas coût de main d’œuvre. Lorsque toutes les nations appliqueront à la lettre la bible de l’hyper libéralisme, les agences de notation leur accorderont de nouveau un triple AAA.
À part les privilégiés, plus personne n’aura la capacité de consommer et adieu les dividendes.

Encore un peu de fiel :

« Si nous voulons garder notre niveau de vie, nous allons devoir changer notre mode de vie ». C’est une nouvelle phrase à la mode que les économistes et certains politiques adorent balancer par l’intermédiaire des médias.
En gros, elle exprime que nous ne sommes pas assez productifs et que nous allons devoir bosser plus et évidemment gagner moins.
- Des milliers de chômeurs aimeraient changer leur mode de vie et par ricochet leur niveau de vie.
- Avant de baisser le coût du travail, il serait plus intelligent d’en créer.
- Au lieu de baisser le coût du travail chez nous, qu’il soit augmenté dans les pays où la main d’œuvre est synonyme d’esclavage.
- Que les responsables du merdier dans lequel nous sommes payent leurs conneries. Lorsqu’un voleur entre par effraction dans une maison, si la police l’arrête, il est jugé et probablement puni. Dans la finance, c’est le contraire, nous sommes cambriolés tous les jours et en plus, nous devons payer les pots cassés. En gros, nous cautionnons et subventionnons les cambrioleurs.

Une dernière rasade pour la route :


Avec la crise qui sévit, le pouvoir d’achat vole au ras des pâquerettes,  exercice périlleux car en hiver les pâquerettes sont inexistantes. Cependant des ONG, caritatives dans l’âme, ont dégotté quelques bons plans.
- Des croisières sur paquebots de luxe.
- Des implants en silicone pour toutes les parties du corps. Une rumeur trotte que des hommes politiques auraient profité des prix bas, pour augmenter la capacité de leur cerveau.
- Une raffinerie de pétrole.
- Des ferries.
- Des pellicules photos.
- Des entrées gratuites à pole emploi.
- Un séjour aventure au pays des talibans.
- Une escapade qui emprunte le pont qui relie la Guyane au brésil.
- Des appartements en Espagne.
- Une future maison construite avec des matériaux issus du démantèlement des centrales nucléaires.
- Des commandos anti parachutage.
- La vente de piles AAA.
- Des sites de streaming.
- Déguisé et les papiers d’identité égaré, un voyage gratuit vers l’Afrique.
- Une lecture enrichissante d’un blog nommé les Atlantix.

lundi 16 janvier 2012

Face à face.

Antonin dort, je profite du court répit pour écrire quelques mots. Le répit est très court, il se réveille.
Je reprends le clavier, Aso est de retour et s’occupe d’Antonin. Ce matin, ma tendre et chère a repris le travail. Je suis seul face à mon destin et ma descendance. Je suis le séparateur. Avec un pied de biche, j’écarte Antonin de sa mère. Je jette un seau d’eau sur leur fusion, sectionne le cordon ombilical, assèche la source de lait, revêts une jupe et des bas résilles, me fait teindre les cheveux en blond, pose des barbelés autour du lit conjugal…
Je suis sorti vivant de notre premier face à face. Il avait bien envie de m’étriper, cependant physiquement, il ne faisait pas le poids. De plus, son Œdipe n’était pas encore à son apogée. Je suis vache. Il a été adorable. Il a réussi à dormir sans sa tétine naturelle. La sieste du matin a eu lieu dans mes bras, celle de l’après-midi dans le canapé. J’avais prévu le pire : je me suis fait greffer deux paires de seins en silicone. Actuellement, il est possible d’en trouver des gratuits dans les poubelles des hôpitaux. Antonin a deviné le piège et a choisi de s’endormir sans.
J’aurais bien embauché une baby sitter pour m’épauler, mais Aso craignais pour ma santé. Une présence si jeune à mes côtés provoquerait un emballement du rythme cardiaque et un infarctus.

dimanche 15 janvier 2012

Vacances

Le blog a été fermé quelques jours. Des vacances imposées par Aso ont permis l’ouverture du cabinet noir et la fermeture du portable.
Nous nous sommes réfugiés quelques jours à la neige dans une station de moyenne altitude qui lorsque nous y étions, se nommait Praz sur Arly. Louise y a découvert les joies du ski, Antonin la résonnance de son cri de guerre, Aso les joies de la luge, et votre serviteur l’allergie à la neige.
La météo a été, cette fois-ci, clémente. Juste avant notre arrivée, il est tombé pratiquement un mètre de neige, puis durant notre séjour, le soleil a supplanté tous ses concurrents.
Louise a eu de la chance, de nombreux enfants de son âge avaient séché les cours et partageaient les moments de détentes avec elle. Un beau garçon de quatre ans a croisé son chemin et ce fut… son premier amour de vacances. Évidemment, je n’ai pas accepté un tel comportement, j’ai enfermé ma fille à double tour dans sa chambre.
Quel plaisir de fréquenter des enfants qui n’imposent pas leurs idées par la force ! Bref pour elle ce fût le bonheur total.
Mes deux grands enfants ont découvert les bonheurs de la frustration. Pendant que leur petite sœur s’éclatait, ils usaient leur fond de culotte sur les bancs de l’école. Ne soyez pas triste, je vous ai ramené un seau de neige.

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Louise et Aso

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Le moyen de transport d'Antonin durant les vacances.



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Antonin dans son cosy, Louise, et papa font de la luge.


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Accident


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Départ pour le cours de ski.



La luge c'est sympathique cinq minutes,
 les seins de maman c'est craquant toute une vie
 
Je crois que je me suis trompé de papa.

Ouf ! c'est le bon.

dimanche 8 janvier 2012

Articles d’hiver.


Ce texte fut écrit un samedi du mois de janvier. Le sept pout être précis. Il était exactement 21h41 lorsque l’heure 21h41 fut tapée sur les touches de l’ordinateur.
Les connexions internet sont inexistantes dans ce froid pays. Elles ont gelées. Erreur ! Ce sont les réseaux wifi qui sont tétanisés par l’air glacial. D’ailleurs lorsque le regard devient plus inquisiteur, il peut apercevoir les octets paralysés suspendus à un fil presque incolore. Les guirlandes ainsi formées tiennent compagnie aux traditionnelles décorations de noël encore en service.
Un homme tente de dégeler  les connections à l’aide d’un décapeur thermique. Perché sur un escabeau, emmitouflé dans une combinaison de survie, il peste après cette putain de vie qui a décidé qu’il serait d’astreinte le jour des trente-trois ans de sa fille. Il a déjà raté les vingt-deux ans à cause d’une tempête de neige. A l’époque, il était d’astreinte à la DDE. Il est déçu, car le prochain double de chiffre correspondra à un nombre qui ne représente rien pour lui. Le département de la Loire Atlantique ne lui est pas inconnu, et n’a pas envie de le connaître. 33 était pour lui le fondement même de la philosophie de sa vie. Il s’était découvert épicurien devant une bière, des bières d’une marque ayant le même chiffre que le département de sa naissance. Il y avait vu le signe du plaisir. Trop occupé à grommeler dans sa barbe de trois jours et trois heures, il dégèle la connexion trop rapidement. Les octets chutent et s’éparpillent sur le sol.
La femme de ménage, honnête ne pique rien. Elle a hoquetée  en apercevant tous les octets à ramasser.  


Dimanche 09h42, les connexions sont toujours figées. Une panne de chauffage a, en supplément, gelé les synapses. L’intérieur de la chambre est pétrifié. Les draps sont durs comme de la pierre de granit. La seule solution qui se présente est d’allumer un feu avec le mobilier en bois. Jusqu'à maintenant, la seule source de chaleur était l’ordinateur portable. Nous étions blottis autour de lui. De vrai «geek ».
Maintenant la résidence est en feu. Un feu glacial. Les flammes sont statufiées par le froid. Les pompiers impuissants avec les lances à incendie s’improvisent sculpteurs. Armés de tronçonneuses, de scies, de haches, de ciseaux à bois, de cotons tiges, ils taillent à coup de serpes. Un badaud avisé ne comprend pas. Comment peuvent-ils tailler à coups de serpe alors qu’ils n’ont pas de serpe ? Un pompier serbe nullement déstabilisé par le badaud, s’esclaffe devant l’œuvre d’art qu’il vient de créer : un snipper perché sur une défense d’éléphant. Un pompier, d’origine inconnu et pas encore expulsé, exhibe une sculpture : de l’hyper réalisme : un feu de résidence grandeur nature.
A l’intérieur des flammes, des anciens dictateurs dansent sous l’impulsion de grenouilles de bénitiers. Le corps de ces dernières est réfugié derrière une tenue de cuir lacée dans le dos. Certaines se servent de fouet en cuir noir, d’autres tiennent des fourches rouillées chauffées à blanc. Lorsqu’elles faiblissent, elles portent à leur bouche une fiole d’eau bénite. Elles appliquent à la lettre le châtiment infligé par Dieu. Chaque décès causé directement et indirectement par ces tyrans est récompensé par un coup de fouet et un pique de fourche éternel. Kim Jong-il nouvel arrivant est abasourdi par la tournure que prend le culte de la personnalité.

La connexion réchauffée par l’incendie transporte de nouveau les octets.

vendredi 6 janvier 2012

Alimentation et sommeil.

Victoire ! Antonin accepte le biberon… contenant le lait de sa mère. Tout autre liquide, lacté, sucré, salé, poivré, amidonné, délayé, alcoolisé est immédiatement rejeté sans sommation. Sa mère n’est pas une Holstein, elle ne produit que la quantité nécessaire à la consommation journalière. Par contre, le bébé a une consommation digne d’un petit veau. Donc plus il grandit, plus il consomme et plus les tétées se rapprochent. La journée c’est supportable, la nuit c’est irritable. Nous comptions donc le gaver de lait Monsanto afin de passer une nuit meilleure. Monsieur refuse. Premièrement, il aime les seins de sa maman. Deuxièmement, je le soupçonne d’avoir eu connaissance de la composition du lait maternisé et ne pas désirer s’empoisonner. Raisonnement que nous comprenons et que nous n’acceptons pas ! Qu’il s’empoisonne et qu’il nous laisse dormir !
Victoire ! Antonin accepte les petits pots à la courgette et à la carotte. Auront-ils un effet sédatif ?
Actuellement, Anneso allume un cierge et prie dans la chapelle familiale. Elle espère que Dieu l’entendra et ordonnera à notre chérubin de dormir.

Miracle Dieu à exaucé son vœu. Il vient de m’ordonner de verser un peu d’opium dans le petit pot de courgette.

jeudi 5 janvier 2012

Insomnie

L’insomnie m’a tiré du lit par les cheveux et m’a trainé face au clavier afin que je bosse. Elle considère que la nuit porte conseil et que la seule façon de s’en souvenir est de noter à l’instant les idées qui jaillissent.
La pauvre ! Si elle avait su, elle m’aurait laissé dormir. La seule idée qui est restée gravée dans ma tête est l’éradication de l’insomnie. Le moyen utilisé sera l’équivalent de la mort aux rats. Elle a deviné ou lu l’article, elle essaye de se faire oublier. Mes paupières s’alourdissent et une envie de dormir tente de me ramener dans le lit. Malheureusement pour elle, il est trop tard pour se recoucher. Et puis, il est trop facile de changer de cap dès que le vent tourne. La nuit prochaine, un produit concocté par Monsanto ou Servier diluera l’insomnie dans l’acide.

Anne Sophie a récolté les fruits de notre générosité. Elle est clouée au lit par une gastro. Entre nous, il est normal d’être cloué au lit à six du matin. Elle n’a pas qu’une gastro intestinale. Elle a lu l’article d’hier. J’espère qu’elle va se retaper pendant son sommeil. Elle a du boulot aujourd’hui. S’occuper des gamins par exemple.

La gastro de la veille a laissé quelques séquelles, qui heureusement s’atténuent. J’ai réussi à ingurgiter les vomissures. Cependant les fragments ne se sont pas aussitôt rassemblés dans le bon ordre.
Je me suis lavé les dents avec la balayette des toilettes.
J’ai mangé une assiette.
J’ai conduit ma fille à l’école en voiture à pied.
J’ai pris une douche tout habillé dans la cave.
Heureusement que ce n’était pas les élections, j’aurais voté… je n’ose pas écrire le nom, j’ai trop honte.

mercredi 4 janvier 2012

Gastro ! Un nouveau virus.

La gastro, qui poursuit depuis plusieurs jours les membres de la famille,  jette son dévolue sur votre serviteur. Elle est violente et brutale. Ce n’est pas une simple gastro qui titille l’estomac et les intestins. D’ailleurs elle épargne le tube digestif. Elle s’attaque au système cérébral. J’ai la nausée de l’esprit. Je régurgite tous ce qui a pu nourrir mon intellect depuis ma naissance. Tout, sans exception, s’éparpille en un amas informe. Des fragments de souvenirs, d’éducation, de non-dits, de secrets, d’incompréhensions, de savoirs… s’effondrent sur le sol du salon, pièce dans laquelle les spasmes agissent.
La pièce se remplit de vomissure de l’esprit. Les souvenirs, à l’air libre, reprennent la consistance matérielle qui les a formés. Des parcelles de cours de maths côtoient des débris de premiers émois amoureux. Des fragments de peur ancestrale chevauchent des morceaux de clés USB. Un débris de la maison de mon enfance est éventré par un éclat des cours de morale de l’école primaire. Des lambeaux de couches usagées hydratent une partie d’un visage. Une tête de rhinocéros repousse tous les vestiges qui osent s’approcher d’elle, serait-ce une réminiscence ?
Je n’ai pas peur, je n’ai plus peur, je la vois devant moi. Je vois la consistance matérielle de la peur. Elle s’est empalée sur une image pornographique. Toutes les essences, les pulsions ont une apparence visible. La couardise occupe une place importante, je n’avais pas souvenir d’une telle lâcheté en moi. Je suis bête, comment puis-je m’en souvenir alors que mes souvenirs sont à l’extérieur ?  J’aperçois le courage, l’intelligence, qui complexés par leur taille se cachent derrière l’égoïsme.
Les spasmes sont terminés. Je contemple mon Moi. Il est aussi affriolant qu’un bœuf carotte expulsé d'un l’estomac. A l’intérieur il n’y a plus rien. Si, une phrase sans signification scintille dans le vide :
Je panse donc j’essuie.

J’ai chopé un nouveau virus très virulent. Il semblerait qu’il ait été concocté par un laboratoire dans le but d’éradiquer toutes les particules d’origine étrangère. Il n’a pas été divulgué, car sur les français il est totalement inefficace. Nous sommes trop métissés. Cependant il est très contagieux. Se laver les mains, désinfecter les toilettes, les poignées de porte et tout le reste est inefficace. Il faut éviter de lire ce nom : Guéant. Trop tard vous l’avez lu.

lundi 2 janvier 2012

Bonnes résolutions


Les fameuses bonnes résolutions du début d’année perturbent la première grasse mat. de 2012. Affabulation, la réalité est : les enfants insensibles aux cuites des adultes perturbent la première grasse matinée. Cependant, ce premier mensonge de l’année était nécessaire pour introduire le thème de l’article.
Le thème de l’article est : les bonnes résolutions, que de nombreuses personnes s’engagent à tenir, et y parviennent sans problème une fois sur mille. Cependant, ils existent des êtres humains qui réussissent à tenir leur engagement. Au bout de quelques années, ces braves gens n’ont plus de bonnes résolutions à tenir ; ils ont épuisé leur imagination.
C’est là qu’intervient le nouveau site Web créé de toute pièce par les inconsistants de la pensée. Il propose la vente ou la location de bonnes résolutions. Ce site est ouvert dès d’aujourd’hui. Bien évidemment le paiement est sécurisé par une banque russe ayant pignon sur la mafia. Le catalogue est exhaustif et certaines résolutions peuvent être adaptées. Pour cela il suffit de nous consulter.
Voici un échantillon des bonnes résolutions que le site propose :
Arrêter la patinette.
Reprendre la cigarette afin d’avoir une bonne résolution pour l’année d’après.
Ne plus se curer le nez en public.
Ne plus frapper sa femme en présence d’un témoin.
Cocufier son homme avec le témoin.
Ne plus regarder Arte.
Aider les vieilles femmes à traverser la rue sans leur subtiliser le sac à main.
Ne plus bruler les voitures.
Ne plus torturer des personnes sous prétexte qu’elles ne pensent pas comme vous. Juste torturer pour le plaisir.
Ne plus écrire d’articles.
Travailler.
Peindre en rose avec du noir.
Vivre pour manger et non manger pour vivre.
Aller à la messe.
Ne taper que sur les faibles.
Ne forniquer que pour se reproduire.
Ne se reproduire que pour fort niquer.
Ne plus vendre de Kalachnikov sans mode d’emploi.
Jeter les téléphones portables.
Respecter les consignes du tri sélectif : les blancs d’un côté. (Il est possible de choisir une autre couleur)
Trouver un amant à sa femme afin de palier ses propres défaillances.
Trouver un homme à son homme afin qu’il connaisse les joies de la pénétration.
Supporter les hurlements du bébé.
Donner de l’argent de poche à ses enfants.
Retirer les poches des gamins.
Croire en Dieu.
Polluer un peu plus afin que les palmiers poussent à Boulogne sur mer.
Devenir bilingue.
Aimer les arabes.
Arabiser les amours.
Etre directeur du FMI.
Arrêter de vieillir.
Violer femmes et enfants.
Eradiquer l’intégrisme sous toutes ses formes.
Intégrer les femmes sous toutes leurs formes.
Ne plus jouer avec les allumettes.
Ne plus oublier les amulettes.
Respecter l’écosystème afin que les grenouilles de bénitier puissent se reproduire.
Sucer jusqu’au sang les ouvriers.
Placer des sangsues dans le coffre des patrons.
Ne plus railler les hommes politiques.
Ne plus entendre dérailler les hommes politiques.
Manger du poisson pour lutter contre l’excès de cholestérol.
Ne plus manger de poisson pour respecter les fonds marins.
Se bâfrer en ne pensant plus aux déshérités de ce monde.
Ne plus choisir boire ou conduire.
Ne plus raconter d’ineptie.
Ne plus associer les deux proverbes :
- il n’est jamais trop tard pour bien faire.
- rien ne sert de courir, il faut partir à point.
Ne plus collectionner les préservatifs usagers.
Ne plus utiliser des préservatifs collectionnés.

Ne plus chercher sur internet des bonnes résolutions.
Ne plus prendre de bonnes résolutions.