une petite précision s'impose


Ce blog de voyage, conçu pour raconter notre périple en voilier, s’est transformé progressivement en un blog hébergeant des articles hétéroclites. Ils sont les récits d’autres périples, plus cérébraux que physiques.
Ma compagne préfère ce style de voyage. Une préférence extrémiste, je suis enfermé à double tour dans un cabinet noir. Seul un clavier lumineux me permet de communiquer avec le monde extérieur.







mardi 12 avril 2011

Péniche, Nazaré

Navigation sans problème, au moteur évidemment.
Ce matin  nous avons appareillé vers 7h30 dans le but d’éviter les vents thermiques. Ils se réveillent à l’heure de la sieste et soufflent… nord sud.
 Donc, Le jeux consiste d’arriver à l’étape avant que leur sommeil soit terminé. Pour qu’ils ne se réveillent pas, le silence est obligatoire. Malheureusement, lorsque les vents dorment, le moteur tourne. Le moteur est une vraie pipelette. A force de jacasser, il arrache les vents des bras Morphée (elle aime bien la compagnie). Ces derniers, de mauvaise humeur, soufflent volontairement dans le mauvais sens, pour fatiguer le moteur qui hurle de plus belle.
Ce n’est pas tout. Le courant est aussi nord sud, il ne dort jamais. Cependant, comme la nature est bien faîtes, des contres courants existent jusqu'à deux mille de la côte, endroit où les fonds remontent. Cette remontée contrarie la houle qui s’amplifie en hauteur, et diminue en largeur. Configuration totalement inconfortable, à éviter si l’on ne veut pas vomir.
Rassurer vous, ces conditions ne durent qu’un temps : d’avril à octobre, ensuite les vents tournent sud-ouest. Actuellement c’est le moment de descendre vers le sud.
Demain l’étape est plus importante qu’aujourd’hui, plus ou moins trente-cinq milles. L’arrivée sera limite.
Nous n’osons pas partir de nuit, car le long des côtes portugaises, il y a plus de casiers que de poissons.
A bientôt.

2 commentaires:

  1. C'est bien compliqué. Mais les marins montent sur la carte. Paul.

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